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Le Projet de transformation numérique doit porter le réseau national de fibre optique de 7 000 à plus de 18 500 kilomètres d’ici à 2030.
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Soutenu par 400 millions de dollars de la Banque mondiale et 100 millions d’euros de l’AFD, le programme vise aussi l’accès aux services numériques, la formation et l’entrepreneuriat technologique.
Le Conseil des ministres réuni le 31 juillet 2026 au quartier général du Service National, à Kaniama Kasese dans le Haut-Lomami, a examiné l’avancement du Projet de transformation numérique de la RDC.
Le programme prévoit le déploiement de 11 500 kilomètres de fibre optique, portant l’infrastructure nationale à plus de 18 500 kilomètres, contre environ 7 000 kilomètres aujourd’hui. L’objectif fixé par le gouvernement est de relier les 145 territoires du pays à l’horizon 2030.
L’extension ne se limite pas à une dorsale de télécommunications. Elle doit relier des administrations, des entreprises, des établissements d’enseignement et des communautés situées loin des principales villes.
Dans un pays couvrant 2,3 millions de kilomètres carrés, la fibre constitue l’infrastructure de base nécessaire au paiement numérique, aux services administratifs en ligne, à l’enseignement à distance et au fonctionnement des entreprises technologiques.
Le financement principal provient d’un crédit de 400 millions de dollars de l’Association internationale de développement, approuvé par la Banque mondiale le 27 juin 2024.
L’Agence française de développement (AFD) doit apporter un cofinancement de 100 millions d’euros. Le projet est officiellement programmé jusqu’au 31 décembre 2029.
La Banque mondiale prévoit que le programme contribuera à porter l’usage de l’Internet à 30 millions de personnes.
Il comprend aussi la formation de 3 000 bénéficiaires aux compétences numériques avancées, ainsi qu’un accompagnement destiné à 100 jeunes entreprises technologiques. Les autres composantes couvrent la cybersécurité, la protection des données et la signature électronique.
Le déploiement de la fibre peut modifier l’économie des télécommunications lorsque les opérateurs disposent d’une capacité de gros accessible et que les infrastructures desservent effectivement les villes secondaires et les zones rurales.
Les coûts de construction restent cependant élevés lorsque les tracés traversent des régions sans routes praticables, sans électricité stable ou éloignées des centres de maintenance.
Le ministre des Postes et Télécommunications a signalé au Conseil un faible rythme de décaissement des financements extérieurs, lié aux procédures des bailleurs.
Le gouvernement envisage donc des ressources financières complémentaires pour accélérer les travaux. La Banque mondiale a publié en mai 2026 un nouveau plan de passation des marchés pour le projet, confirmant la poursuite des acquisitions et des contrats d’exécution.
La prochaine étape se mesurera en kilomètres réceptionnés, en territoires raccordés et en capacité effectivement vendue aux opérateurs.
Le réseau ne prendra toute sa valeur économique que lorsque la fibre posée deviendra une connexion utilisable par les administrations, les entreprises et les ménages.
DecryptEco
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