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Le gouvernement congolais prépare un dispositif associant infrastructures routières, régulation des poids lourds et coordination des administrations présentes à la frontière.
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La fluidité de Kasumbalesa conditionne l’approvisionnement du bassin minier katangais et l’acheminement du cuivre et du cobalt vers les corridors d’Afrique australe.
Réuni le 31 juillet 2026 au quartier général du Service National, dans la cité de Kaniama Kasese, au Haut-Lomami, le Conseil des ministres congolais a demandé la préparation d’un plan intégré pour désengorger Kasumbalesa, principal passage routier entre la République démocratique du Congo et la Zambie.
Le dispositif doit moderniser les voies d’accès, organiser la circulation des poids lourds et coordonner les services publics opérant à la frontière.
Cette décision réunit autour d’un même dossier les ministères de l’Intérieur, de l’Économie, des Transports, des Finances, du Commerce extérieur et des Infrastructures. Elle intervient alors que Kasumbalesa concentre des flux venant de plusieurs itinéraires commerciaux régionaux, dont le corridor Nord-Sud, la route de Dar es-Salaam, l’axe Walvis Bay–Ndola–Lubumbashi et les corridors de Beira et de Lobito.
La frontière dessert directement les provinces minières du Haut-Katanga et du Lualaba. Elle permet l’entrée des carburants, équipements industriels, produits alimentaires et biens de consommation transportés depuis les ports d’Afrique australe.
Dans le sens inverse, elle accueille une partie du trafic routier associé aux exportations congolaises de cuivre et de cobalt. Sa fermeture temporaire en août 2024 avait perturbé l’une des principales routes commerciales du deuxième producteur mondial de cuivre.
La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a recensé des infrastructures insuffisantes, des files récurrentes, une coordination limitée des formalités, des conditions sanitaires déficientes et des risques de sécurité pour les chauffeurs et les petits commerçants. Ces difficultés ont conduit dix États de la région à participer, en février 2025 à Harare, à des consultations consacrées à la frontière.
Kinshasa et Lusaka ont franchi une nouvelle étape le 4 décembre 2025 en signant un accord bilatéral pour établir des postes-frontières à arrêt unique à Kasumbalesa, Kipushi, Mokambo, Kambimba et Sakania. Le modèle prévoit que les administrations des deux pays accomplissent conjointement les contrôles, afin de réduire les délais et les coûts de transport.
Le plan demandé à Kaniama Kasese devra désormais relier cet accord aux investissements physiques : aires de stationnement, voies réservées, systèmes numériques de dédouanement et horaires coordonnés.
Pour les entreprises du Katanga, sa portée se lira dans le temps passé par chaque camion entre son arrivée dans la zone frontalière et sa remise en circulation.
DecryptEco
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