-
Tedros Adhanom Ghebreyesus a salué l’engagement de Rose Mutombo pour l’accès aux soins à Kinshasa. Leur entretien a également porté sur l’épidémie d’Ebola en RDC.
-
Près de deux ans après la disparition de Dikembe Mutombo, la pérennité de son œuvre repose sur la capacité de la fondation à entretenir les infrastructures, préserver les compétences et fidéliser ses partenaires.
Tedros Adhanom Ghebreyesus et Rose Mutombo, présidente de la Dikembe Mutombo Legacy Foundation, ont échangé sur l’accès aux soins à Kinshasa et l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo.
« Je l’ai remerciée pour son engagement à aider les habitants de Kinshasa à accéder aux soins, à travers l’hôpital que son défunt mari a contribué à construire », indique Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Cette attention portée à la fondation prolonge l’influence internationale construite par Dikembe Mutombo, décédé le 30 septembre 2024, à 58 ans. Sa notoriété sportive avait ouvert des portes à son action humanitaire.
La poursuite de ces relations offre aujourd’hui à sa famille un point d’appui pour maintenir cette œuvre dans la durée.
Ouvert en 2007, l’hôpital Biamba Marie Mutombo représentait un investissement de 29 millions USD, rappelle la CDC Foundation.
Ce patrimoine médical appelle une continuité dans l’entretien des bâtiments, le renouvellement des équipements et la formation des soignants. Pour le patient, cela se traduit par un examen disponible, un diagnostic fiable et un traitement engagé à temps. L’établissement possède déjà une expérience associant technologie et compétences locales.
Une étude scientifique publiée en 2020 documente l’utilisation d’échographes connectés à des appareils intelligents pour examiner les seins et orienter les patientes vers une biopsie.
Le programme associait formation du personnel et développement des capacités de diagnostic.
Cette expérience ouvre une perspective de « smart hospital », sans qu’un tel programme ait été annoncé lors de l’entretien. Dossiers médicaux accessibles aux équipes, suivi des stocks et maintenance planifiée pourraient améliorer la continuité des soins.
L’intérêt du numérique réside dans la réduction des délais, des ruptures de médicaments et des interruptions d’examens.
Les chiffres nationaux donnent la mesure de cette exigence de qualité : au 23 septembre, l’OMS recensait 7 890 cas confirmés d’Ebola et 3 799 décès, soit une létalité observée de 48,1 %. L’organisation mondiale de la santé ( OMS) relève des difficultés persistantes de détection et d’accès rapide aux soins.
Pour la fondation, convertir les relations personnelles du fondateur en partenariats durables permettrait de soutenir ce qui fait fonctionner l’hôpital chaque jour. Des engagements pluriannuels pour la maintenance, la formation et les approvisionnements donneraient à Rose Mutombo les moyens de préserver un héritage dont la valeur se mesure aussi à la régularité des soins.
DecryptEco | RDC & Afrique
Laisser un commentaire