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RDC : Airtel s’associe à Starlink pour étendre son réseau mobile par satellite

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  • Airtel Africa a lancé en République démocratique du Congo Starlink Mobile, faisant du pays le premier marché africain où le groupe commercialise cette technologie. Elle permet à certains smartphones 4G de se connecter directement aux satellites lorsque le réseau terrestre n’est plus disponible.

  • Cette technologie pourrait réduire les zones blanches dans un pays où la couverture 4G reste limitée à environ 57 % de la population, selon la GSMA. Elle complète les infrastructures terrestres sans offrir, à ce stade, les mêmes performances en matière de débit.

Airtel Africa s’associe à Starlink pour étendre la couverture mobile en République démocratique du Congo, notamment dans les zones éloignées des infrastructures terrestres.

Le lancement commercial de Starlink Mobile intervient après l’annonce, faite le a4 Août 2026, par l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC).

La République démocratique du Congo devient ainsi le premier pays africain où Airtel déploie commercialement cette technologie.

Son fonctionnement repose sur le Direct-to-Cell. Lorsqu’un abonné se trouve hors de portée d’une antenne Airtel, son smartphone compatible peut communiquer directement avec les satellites Starlink. Il n’a besoin ni de parabole ni d’un téléphone satellitaire spécifique.

Dans sa première phase, le service reste principalement destiné aux SMS et aux applications consommant peu de données, notamment la messagerie. Il ne faut donc pas le confondre avec l’offre Internet fixe de Starlink, conçue pour fournir du haut débit à partir d’une antenne dédiée, précise la source.

Pour la RDC, l’intérêt se situe d’abord dans l’élargissement de la couverture. Selon la GSMA, la 3G couvrait environ 68 % de la population en 2025, contre seulement 57 % pour la 4G. La taille du territoire, le coût de l’énergie et les investissements nécessaires à l’installation des antennes rendent l’extension des réseaux particulièrement coûteuse dans les zones rurales et faiblement peuplées.

Les données de l’Union internationale des télécommunications (UIT), montrent également que le pays comptait environ 30 abonnements actifs au haut débit mobile pour 100 habitants en 2024. L’enjeu numérique congolais ne concerne donc pas seulement la vitesse de connexion, mais aussi la possibilité même d’accéder au réseau.

Sur ce terrain, le satellite peut compléter les investissements dans la fibre et les antennes mobiles. La GSMA Intelligence considère les réseaux non terrestres comme un moyen d’étendre la couverture dans les régions difficiles à desservir, tout en rappelant que leurs capacités restent inférieures à celles des réseaux terrestres.

L’enjeu est également économique. Une meilleure couverture peut faciliter les paiements numériques, l’accès aux services publics, les échanges commerciaux et la circulation de l’information dans les zones agricoles, minières ou frontalières.

Le lancement en RDC constitue enfin une première étape du partenariat conclu entre Airtel Africa et SpaceX pour les 14 marchés africains du groupe. Pour le marché congolais, l’apport immédiat est surtout géographique, permettre au téléphone de rester connecté là où les antennes terrestres s’arrêtent.

DecryptEco

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