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RDC : le Gouvernement mise sur un portail commercial pour mieux orienter opérateurs et investisseurs

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  • La RDC met en service son Portail d’informations commerciales afin de centraliser les procédures d’importation, d’exportation et de transit. L’outil doit permettre aux entreprises et aux investisseurs d’identifier plus facilement les documents exigés, les administrations compétentes et les règles applicables.

  • Le Gouvernement veut parallèlement utiliser le bureau-pays de l’AUDA-NEPAD installé à Kinshasa pour mieux positionner les projets congolais dans les programmes de l’Agenda 2063 et faciliter la mobilisation de financements continentaux.

Le Gouvernement congolais cherche à rendre l’environnement commercial plus lisible pour les opérateurs économiques tout en renforçant l’intégration de la RDC dans les mécanismes continentaux de développement.

Cette démarche a été présentée lors de la 97e réunion du Conseil des ministres, tenue le vendredi 28 août 2026. Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, y a fait le point sur deux instruments appelés à soutenir cette dynamique : le Portail d’informations commerciales (PIC) et le bureau-pays de l’Agence de développement de l’Union africaine, AUDA-NEPAD, récemment installé à Kinshasa.

Le premier vise à faciliter l’accès aux informations nécessaires aux opérations d’importation, d’exportation et de transit.

Le second doit permettre à la RDC de mieux inscrire ses projets dans les programmes de l’Agenda 2063 et d’accéder plus efficacement aux instruments continentaux de financement et d’accompagnement.

Un point d’accès aux procédures commerciales

Le Portail doit regrouper ces informations sur une même plateforme. Un importateur pourra notamment y identifier les formalités à accomplir, les pièces requises et les services publics compétents. Même principe pour un exportateur ou une entreprise utilisant la RDC comme territoire de transit.

Le prototype avait été validé en mai 2026, après plusieurs mois de préparation. Sa première phase intègre 14 produits stratégiques, dont neuf à l’exportation et cinq à l’importation.

Le cacao, le café, le cobalt, le cuivre, le diamant et l’étain figurent notamment parmi les produits exportés couverts, tandis que les engrais, médicaments, poissons et poulets congelés sont repris du côté des importations.

L’objectif est moins de créer de nouvelles formalités que de rendre celles qui existent plus accessibles et plus prévisibles.

Cette centralisation devrait aussi contribuer à la mise en œuvre de l’Accord sur la facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui encourage notamment davantage de transparence et de simplification dans les procédures commerciales.

Pour les investisseurs, la disponibilité d’informations officielles en un même endroit devrait réduire l’incertitude sur les démarches nécessaires avant d’engager une opération commerciale.

L’AUDA-NEPAD pour connecter les projets congolais aux financements africains

Le deuxième volet concerne davantage le financement et l’accompagnement des grands projets.

Après la signature de l’accord d’établissement le 6 août 2026, le bureau-pays de l’AUDA-NEPAD a été inauguré à Kinshasa le lendemain. Il devrait servir d’interface technique entre la RDC et l’agence de développement de l’Union africaine.

Sa mission consiste notamment à faciliter l’identification des projets congolais susceptibles de s’inscrire dans l’Agenda 2063, le cadre de développement à long terme de l’Union africaine, et à accompagner leur accès aux instruments continentaux de financement et d’expertise.

Le Gouvernement cite notamment Grand Inga et le Corridor de Lobito parmi les programmes pouvant bénéficier de cette articulation.

L’installation du bureau devrait également renforcer le positionnement de la RDC dans les chaînes de valeur liées aux minerais stratégiques, aux infrastructures régionales et à la transition énergétique, tout en facilitant les transferts techniques et la montée en compétences.

Pour le Gouvernement, cette présence doit permettre à la RDC de participer davantage à la conception et à l’exécution des programmes panafricains plutôt que d’en rester uniquement bénéficiaire.

À travers ces deux dispositifs, le Commerce extérieur intervient donc sur deux niveaux complémentaires : simplifier l’accès aux règles pour les entreprises et améliorer l’accès de la RDC aux programmes continentaux de développement.

DecryptEco

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