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Le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque centrale du Congo (BCC) a introduit une nouvelle maturité de 252 jours pour les Bons BCC. Cette décision complète la gamme des titres de 7, 28, 84 et 168 jours déjà disponibles et vise à renforcer les opérations d’absorption de la liquidité bancaire.
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L’allongement de la courbe des maturités intervient après l’introduction, en avril 2026, d’un Bon BCC à 168 jours. La Banque centrale indique que cette nouvelle échéance répond à l’objectif de stériliser plus durablement les excédents de liquidité dans le système bancaire.
La Banque centrale du Congo poursuit la diversification de ses instruments de politique monétaire. Réuni le 17 juillet, le Comité de politique monétaire a décidé d’introduire une nouvelle maturité de 252 jours pour les Bons BCC, portant à cinq le nombre d’échéances disponibles sur le marché monétaire congolais.
Cette décision accompagne la baisse du taux directeur de 13,5 % à 12,5 % annoncée lors de la même réunion.
Les Bons BCC constituent le principal instrument utilisé par la Banque centrale pour retirer temporairement les excédents de liquidité détenus par les banques commerciales. En souscrivant à ces titres, les établissements financiers immobilisent une partie de leurs ressources auprès de la Banque centrale pendant une période déterminée, ce qui réduit la quantité de monnaie en circulation et contribue à la stabilité des prix.
L’introduction d’une maturité de 252 jours, soit environ neuf mois, prolonge la stratégie engagée quelques mois plus tôt avec la création d’un Bon à 168 jours.
Selon les données publiées par la Banque centrale, cette précédente maturité représentait déjà 228 milliards de francs congolais d’encours à fin avril 2026, témoignant d’un intérêt des banques pour des instruments de plus longue durée.
Dans son communiqué, le CPM précise que cette nouvelle échéance vise à « renforcer la gestion de la liquidité bancaire » et à répondre à « la nécessité de stériliser durablement toute liquidité oisive ». L’allongement de la durée des Bons BCC permet à la Banque centrale de maintenir plus longtemps les ressources retirées du marché, limitant ainsi les risques de tensions inflationnistes liées à un excès de liquidités.
Cette décision intervient dans un contexte de stabilité macroéconomique. La Banque centrale prévoit une croissance économique de 5,7 % en 2026, tandis que l’inflation annuelle s’est établie à 4,8 % à fin juin. Les réserves internationales ont atteint 8,18 milliards de dollars, correspondant à 3,12 mois de couverture des importations, et le taux de change est resté globalement stable au cours du deuxième trimestre.
Le CPM relève néanmoins plusieurs facteurs susceptibles d’alimenter la liquidité au cours des prochains mois, notamment l’accélération des dépenses publiques, les dépenses saisonnières liées à la rentrée scolaire et les pressions sur les prix des produits importés.
Dans ce contexte, l’allongement de la maturité des Bons BCC offre à la Banque centrale un instrument supplémentaire pour ajuster plus finement ses opérations de politique monétaire.
Avec cette nouvelle maturité, la courbe des Bons BCC couvre désormais des échéances de 7, 28, 84, 168 et 252 jours, rapprochant progressivement les instruments de gestion de la liquidité de la BCC des pratiques observées dans plusieurs banques centrales de la région, où la diversification des maturités est utilisée pour améliorer la transmission de la politique monétaire et le développement du marché monétaire.
DecryptEco
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