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ZIC : avec 5,56 milliards USD de recettes fiscales attendues, le Gouvernement entérine son opérationnalisation

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  • Le Gouvernement congolais a pris acte de l’opérationnalisation de l’Accord de gouvernance et de gestion de la Zone maritime d’intérêt commun entre la RDC et l’Angola. La prochaine étape doit conduire au lancement des travaux d’exploration du bloc pétrolier 14/23.

  • Le dispositif prévoit une gestion commune des revenus pétroliers. Une estimation communiquée en 2024 par le ministère congolais des Finances évaluait les recettes fiscales attendues à 5,56 milliards USD, à partager à parts égales entre les deux États.

La République démocratique du Congo et l’Angola se rapprochent de la phase opérationnelle de leur projet commun d’exploitation pétrolière dans la Zone maritime d’intérêt commun (ZIC). Le Vendredi 14 août 2026, lors du Conseil des ministres, le Gouvernement a pris acte de la note présentée par la ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, consacrée à l’opérationnalisation de l’accord de gouvernance et de gestion de cette zone partagée avec l’Angola.

Cette étape intervient moins d’un mois après la signature, le 22 juillet 2026 à Luanda, de l’avenant au contrat de partage de production du bloc 14/23 par Acacia Bandubola et son homologue angolais des Ressources minérales, du Pétrole et du Gaz, Diamantino Pedro Azevedo.

Cet avenant a permis de finaliser plusieurs ajustements administratifs, financiers et juridiques nécessaires au passage vers la phase opérationnelle.

Le dispositif institutionnel est également en cours de mise en place. La RDC a déjà désigné ses représentants au sein des organes de gouvernance de la ZIC et de la structure chargée du suivi et de la gestion du compte conjoint.

L’objectif est désormais de passer des accords juridiques aux opérations sur le terrain. Les prochaines étapes doivent notamment conduire aux travaux d’exploration du bloc 14/23, avant une éventuelle mise en production commerciale.

L’exploration permettra d’abord de mieux établir le potentiel exploitable du bloc ; la production interviendra ensuite en fonction des résultats techniques et des investissements nécessaires.

Des recettes partagées entre Kinshasa et Luanda

La ZIC doit permettre aux deux pays de tirer conjointement profit des ressources pétrolières situées dans cet espace maritime.

L’accord de partage signé en octobre 2024 organise notamment la répartition des revenus provenant des activités pétrolières et le fonctionnement du compte commun. À cette période, le ministère congolais des Finances avait évalué les recettes fiscales attendues à 5,56 milliards USD, réparties à 50 % pour chaque État. Sur cette base, la part théorique de chacun représenterait environ 2,78 milliards USD.

La concrétisation financière dépendra notamment des résultats de l’exploration, du calendrier de mise en production et des volumes effectivement commercialisés.

Près de vingt ans de négociations

Le dossier remonte à 2007, lorsque les deux pays ont posé les bases d’une exploitation commune de leurs ressources dans cet espace maritime.

Le processus a ensuite été relancé jusqu’à l’Accord de gouvernance du 13 juillet 2023 et à la signature, en décembre de la même année, du contrat de partage de production du bloc 14/23.

Le consortium chargé du bloc est conduit par CABGOC, filiale de Chevron, avec 31 %.

Il comprend également Azule Energy 20 %, ETU Energias 20 %, Galp 9 %, Sonahydroc 10 % et Sonangol 10 %. La compagnie publique congolaise détient ainsi directement un dixième des intérêts du consortium.

Après les instruments de 2023, les accords financiers de 2024 et l’avenant signé en juillet 2026, le dossier entre donc dans une étape plus concrète : celle devant préparer l’exploration effective du bloc 14/23 et déterminer, sur des bases techniques, le potentiel pétrolier réellement exploitable de la ZIC.

DecryptEco

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