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La campagne nationale doit aider les citoyens à mieux connaître leurs droits et responsabilités dans l’espace numérique, avec une mobilisation annoncée de 2 000 volontaires.
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Le projet ELIKYA prévoit notamment 500 volontaires chargés de constituer un corpus en lingala pour développer des solutions d’intelligence artificielle adaptées aux réalités congolaises.
Le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a lancé, jeudi 6 août 2026, la campagne nationale de vulgarisation du Code du numérique ainsi qu’une initiative de collecte de données linguistiques en lingala destinées au développement de l’intelligence artificielle en République démocratique du Congo.
Soutenue par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la campagne veut rapprocher des citoyens l’Ordonnance-loi n°23/010 du 13 mars 2023 portant Code du numérique.
Ce texte encadre notamment les activités et services numériques, les contenus numériques, les outils électroniques ainsi que la sécurité et la protection des systèmes informatiques.
Son application touche donc aussi bien les administrations et les entreprises que les utilisateurs ordinaires d’Internet et des plateformes numériques.
La phase de sensibilisation prend une dimension nationale. Le ministère de l’Économie numérique et le PNUD avaient annoncé en juillet la mobilisation de 2 000 volontaires appelés à servir de relais auprès des communautés.
L’objectif est de rendre les dispositions du Code plus accessibles et de promouvoir un usage responsable du numérique.
Augustin Kibassa Maliba a notamment appelé les jeunes à devenir des ambassadeurs de la citoyenneté numérique.
500 volontaires pour donner davantage de place au lingala dans l’IA
Le second volet concerne le projet ELIKYA. Le PNUD a prévu de mobiliser 500 volontaires en ligne, âgés notamment de 18 à 35 ans, pour collecter, transcrire, traduire, annoter et valider des données en lingala. Ces données doivent constituer un corpus exploitable par des systèmes d’intelligence artificielle.
L’ambition est de permettre progressivement le développement de traducteurs, assistants vocaux, outils éducatifs ou services numériques capables de fonctionner en lingala.
Le PNUD présente cette démarche comme un moyen de réduire la fracture linguistique dans l’accès aux technologies d’IA.
Ces initiatives interviennent alors que Kinshasa cherche à accélérer ses investissements numériques.
Le Projet de transformation numérique de la RDC, approuvé par la Banque mondiale pour 400 millions USD, vise notamment à porter l’usage d’Internet à 30 millions de personnes, former 3 000 personnes aux compétences numériques avancées et accompagner 100 start-up numériques.
La vulgarisation du Code du numérique complète ainsi le chantier des infrastructures : construire une économie numérique suppose également que les citoyens connaissent les règles qui protègent leurs données, encadrent leurs usages et organisent leur participation à l’espace numérique.
DecryptEco
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