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Le Gouvernement prépare une task force multisectorielle chargée d’aider les producteurs congolais à respecter les normes exigées sur les marchés étrangers.
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La démarche vise à convertir les accords commerciaux conclus avec la Chine, le Royaume-Uni et les Émirats arabes unis en exportations régulières de produits agricoles congolais.
La République démocratique du Congo veut mieux organiser son offre exportable afin de tirer profit des débouchés commerciaux ouverts ces derniers mois. À l’occasion, une réunion technique tenue mardi 4 août 2026 à Kinshasa entre le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, et le responsable de l’Agence nationale pour la promotion des exportations, « ANAPEX », Mike Tambwe, a examiné la création d’une task force consacrée aux produits « Made in DRC ».
Cette équipe devrait réunir des experts de l’Agriculture, du Développement rural, de l’Industrie, du Commerce extérieur et de l’Environnement. Des services techniques, dont l’Office congolais de contrôle, « OCC », seraient également associés pour accompagner la certification et la conformité des marchandises.
L’initiative intervient alors que la RDC dispose de plusieurs accès préférentiels aux marchés internationaux.
Le Gouvernement fait notamment état d’une demande chinoise annuelle de 180 000 tonnes de piments secs et de 50 000 tonnes de cacao.
Ces volumes constituent une perspective importante, mais leur exécution suppose une production suffisante, une qualité constante, des capacités de stockage et une logistique adaptée.
Au Royaume-Uni, la RDC bénéficie du régime de préférences globales réservé aux pays les moins avancés. Celui-ci permet l’entrée sans droits de douane de 99,8 % des produits, à l’exception des armes et munitions.
L’ouverture tarifaire ne garantit toutefois pas automatiquement les ventes : les exportateurs doivent encore satisfaire aux normes sanitaires, phytosanitaires, techniques et documentaires britanniques.
Le marché émirati constitue un autre axe de diversification. L’accord de partenariat économique global signé en février 2026 prévoit l’ouverture du marché des Émirats arabes unis à environ 6 000 produits d’origine congolaise.
Le texte doit faciliter les échanges par la réduction des droits de douane et la sécurisation des transactions commerciales.
L’ANAPEX propose également de préparer les filières du cacao, du café, de l’huile de palme, du caoutchouc, du soja et du bois au règlement européen contre la déforestation. Celui-ci exige notamment que les produits concernés soient traçables et ne proviennent pas de terres déboisées après le 31 décembre 2020.
Les principales obligations s’appliqueront le 30 décembre 2026 aux opérateurs moyens et grands, puis le 30 juin 2027 à la plupart des petites et microentreprises.
La géolocalisation des plantations devra ainsi permettre d’identifier précisément les zones de production.
Cette exigence place la traçabilité, la certification et l’encadrement des producteurs au centre de la stratégie de l’ANAPEX.
La RDC a aussi adhéré, le 2 juin 2026, au nouvel Accord international sur le cacao.
Cette intégration doit renforcer sa participation aux discussions mondiales sur la production, la commercialisation et la durabilité de la filière.
La task force devra désormais transformer ces ouvertures commerciales en chaînes d’exportation opérationnelles. Son efficacité se mesurera aux volumes effectivement produits, certifiés, transportés et vendus sur les marchés annoncés.
DecryptEco
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