Accueil Mines & Énergie RDC : l’ANSER signe le contrat EPC de la centrale hydroélectrique de Mbombo, dotée d’une capacité de 20,08 MW
Mines & Énergie

RDC : l’ANSER signe le contrat EPC de la centrale hydroélectrique de Mbombo, dotée d’une capacité de 20,08 MW

Partager
Partager
  • L’ANSER confie à Angelique International Limited la conception, la fourniture des équipements et la construction de la centrale hydroélectrique destinée à alimenter Kananga et ses environs.

  • Le passage à la phase d’exécution reste lié à la finalisation d’un montage financier associant une contribution publique, le FPI, le FIS et un financement bancaire.

L’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain, (ANSER), avance vers la construction de la centrale hydroélectrique de Mbombo, dans le Kasaï-Central. Elle a signé, le 4 août 2026 àKinshasa, un contrat de type EPC avec la société Angelique International Limited.

La signature est intervenue après l’avis de non-objection de la Direction générale du contrôle des marchés publics, (DGCMP). Elle associe également le Fonds de promotion de l’industrie, (FPI), et le Fonds pour les investissements stratégiques, (FIS), mobilisés dans la structuration du projet.

Un contrat EPC confie à une même entreprise trois responsabilités : les études d’ingénierie, l’achat des équipements et la construction de l’ouvrage. Angelique International Limited devra ainsi livrer une infrastructure opérationnelle, selon les caractéristiques techniques, les coûts et les délais arrêtés avec le maître d’ouvrage.

Implantée sur la rivière Lulua, à environ 15 kilomètres de Kananga, la centrale de Mbombo sera dotée d’une capacité installée estimée à 20,08 mégawatts.

Elle devrait comprendre quatre groupes de production d’environ 5,02 MW chacun, ainsi que des voies d’accès, une base-vie et des infrastructures permettant d’acheminer l’électricité vers Kananga.

L’ANSER prévoit d’alimenter les premiers ménages dix-huit mois après le lancement effectif des travaux.

L’électricité produite devra aussi soutenir les administrations, les petites entreprises, les ateliers et les unités de transformation agricole, dans une province où l’insuffisance énergétique limite encore les investissements productifs.

Le projet est porté par Hydro Mbombo SAS, société créée en juillet 2026 dans le cadre du partenariat entre l’ANSER et le FPI.

Cette structure doit assurer le développement et l’exploitation de la future centrale.

Le financement reste cependant l’étape déterminante. L’ANSER avait indiqué qu’une banque commerciale pourrait couvrir jusqu’à 70 % des dépenses liées aux fournitures, aux travaux, à l’installation et à la mise en service.

L’agence évoquait également une contribution du gouvernement comprise entre 20 % et 30 % du coût global, destinée à servir de contrepartie publique et à sécuriser l’intervention des prêteurs.

La participation du FPI et du FIS pourrait permettre de mobiliser cette contrepartie, de financer certaines infrastructures connexes ou de garantir une partie des engagements.

Les informations disponibles ne précisent toutefois pas encore le coût actualisé du projet, les montants apportés par chaque institution, le taux du crédit bancaire ni les garanties éventuellement accordées par l’État.

La signature du contrat EPC fixe donc le cadre technique de la construction, mais le démarrage du chantier reposera sur la clôture financière et le décaissement effectif des ressources.

Ces deux étapes permettront de mesurer la solidité du montage et de faire courir réellement le délai annoncé de dix-huit mois.

DecryptEco

Partager

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *