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RDC : accru de 29,7 %, le PIB nominal attendu à 120,4 milliards USD en 2026

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  • Le PIB nominal de la République démocratique du Congo devrait atteindre 120,4 milliards de dollars en 2026, contre 92,8 milliards en 2025, soit une augmentation annuelle de 27,6 milliards.

  • Les experts expliquent cette progression par la croissance de l’activité, le ralentissement de l’inflation et surtout l’appréciation du franc congolais, qui augmente la valeur de l’économie une fois convertie en dollars.

La République démocratique du Congo devrait voir la valeur nominale de son économie progresser de 29,7 % en 2026. Selon les projections attribuées à la Banque centrale du Congo, le produit intérieur brut nominal atteindrait 120,4 milliards de dollars américains, contre 92,8 milliards en 2025.

L’économie congolaise gagnerait ainsi 27,6 milliards USD en valeur courante sur une année. Cette évolution placerait la RDC au-dessus du seuil symbolique de 120 milliards de dollars et renforcerait son poids parmi les principales économies d’Afrique centrale.

Ce que mesure réellement le PIB nominal

Le PIB nominal correspond à la valeur de tous les biens et services produits dans le pays, calculée aux prix de l’année concernée. Les économistes distinguent cet indicateur du PIB réel, qui mesure uniquement l’évolution des volumes produits en neutralisant l’effet de la variation des prix.

Une progression de 29,7 % du PIB nominal ne signifie donc pas que la production congolaise augmentera dans les mêmes proportions. Selon les experts du Fonds monétaire international (FMI), la valeur nominale du PIB dépend de la croissance réelle, du niveau général des prix et, lorsqu’elle est exprimée en dollars, du taux de change utilisé pour convertir la production calculée en francs congolais.

Le FMI prévoit une croissance réelle de 5,6 % en 2026, portée notamment par une progression de 6,7 % des industries extractives et de 5,2 % des activités non extractives. L’institution projette également une hausse de 6,2 % du déflateur du PIB, indicateur qui mesure l’évolution des prix de l’ensemble de la production nationale.

L’effet déterminant du franc congolais

Pour les économistes, l’appréciation de la monnaie nationale constitue l’une des principales explications de la forte hausse du PIB exprimé en dollars. Lorsque le franc congolais se renforce, une même quantité de richesses produites en monnaie locale représente davantage de dollars après conversion.

Dans son cadrage macroéconomique, le FMI évalue le PIB nominal de 2026 à 269 331 milliards de francs congolais. Cette projection est fondée sur les données des autorités congolaises et les estimations des services de l’institution.

Les experts rappellent cependant qu’un PIB nominal plus élevé ne se traduit pas automatiquement par une augmentation équivalente du pouvoir d’achat, des salaires ou du niveau de vie. Ces améliorations dépendent aussi de la croissance démographique, de la création d’emplois, de la distribution des revenus et de l’évolution des prix à la consommation.

Une croissance encore portée par les mines

Les analystes de la Banque africaine de développement prévoient une croissance supérieure à 5 % en 2026 et 2027, soutenue par le développement du secteur minier, les exportations, les investissements non extractifs et la poursuite des réformes. La BAD table également sur une inflation maîtrisée autour de 6,5 %.

La concrétisation de la projection de 120,4 milliards USD dépendra donc de la stabilité du franc congolais, de la maîtrise de l’inflation et des performances du cuivre et du cobalt. Le principal enjeu restera de convertir cette hausse de la richesse nominale en emplois, en recettes publiques et en amélioration durable des conditions de vie.

Flory MUSISWA

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