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Le Comité de conjoncture économique estime que l’économie congolaise demeure résiliente malgré l’insécurité dans l’Est du pays et les incertitudes de l’environnement international.
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Le gouvernement entend consolider cette résilience à travers le renforcement de la production agricole locale et le lancement des premiers projets financés par les eurobonds dès 2026.
Le gouvernement congolais veut préserver les équilibres macroéconomiques enregistrés ces derniers mois tout en préparant l’économie nationale à faire face à d’éventuels chocs extérieurs.
Réuni, le mercredi 10 juin 2026 à la Primature, sous la présidence de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, le Comité de conjoncture économique (CCE) a conclu que l’économie de la République démocratique du Congo continue de faire preuve de résilience malgré un contexte marqué par l’insécurité dans l’Est du pays et les incertitudes de l’économie mondiale.
À l’issue de la réunion, le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a souligné que les principaux indicateurs demeurent globalement stables. « L’économie congolaise est demeurée résiliente. Vous avez pu constater la stabilité générale des prix, mais également la stabilité observée sur le plan monétaire. Le taux de change est resté relativement stable depuis plusieurs mois déjà », a-t-il déclaré.
Cette appréciation intervient dans un contexte où l’inflation reste maîtrisée autour de 2,5 % et où les réserves internationales ont atteint près de 8,8 milliards de dollars, offrant au pays une capacité accrue d’absorption des chocs extérieurs.
Le gouvernement indique tout de même que ces résultats ne doivent toutefois pas conduire à un relâchement de la vigilance.
Le Comité a ainsi insisté sur la nécessité de renforcer les investissements dans la production agricole nationale afin de réduire la dépendance aux importations alimentaires et de consolider la résilience de l’économie.
Daniel Mukoko Samba a estimé que plusieurs signaux justifient déjà un effort supplémentaire dans ce secteur stratégique, appelé à jouer un rôle plus important dans la stabilité économique du pays.
Les membres du Comité ont également examiné les effets des tensions observées sur le marché international des produits pétroliers.
Selon le ministre de l’Économie nationale, la RDC figure parmi les pays africains ayant le mieux résisté à ces perturbations grâce au maintien de l’approvisionnement en carburants et à la stabilité globale des prix observée sur le territoire national.
L’autre dossier majeur de la réunion a concerné les ressources mobilisées grâce à la première émission d’eurobonds de l’histoire du pays.
Après avoir levé 1,25 milliard de dollars sur les marchés financiers internationaux, la RDC s’apprête à engager une première tranche de 650 millions de dollars destinée au financement de plusieurs projets prioritaires dès l’exercice budgétaire 2026.
« La RDC a fait une entrée remarquée sur les marchés financiers internationaux en réussissant cette première opération », a rappelé Daniel Mukoko Samba.
Le Comité a été informé des mécanismes mis en place pour garantir une gestion efficace des fonds ainsi que de l’état d’avancement des projets appelés à bénéficier de ces financements.
À travers la relance des travaux réguliers du Comité de conjoncture économique, le gouvernement entend renforcer le suivi des indicateurs économiques, anticiper les risques et préserver les conditions d’une croissance durable dans un environnement international encore marqué par de fortes incertitudes.
DecryptEco
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