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RDC : les régies financières mobilisent 1.441,9 milliards CDF au 16 juillet

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  • Les recettes de l’État dépassent les dépenses de 220,7 milliards de CDF à la mi-juillet, soit un taux de couverture d’environ 118 %.

  • La DGI assure à elle seule plus de 53 % des recettes mobilisées, confirmant le rôle prépondérant de la fiscalité dans le financement des dépenses publiques.

Les régies financières congolaises poursuivent leur dynamique de mobilisation des recettes. Selon les statistiques des opérations financières de l’État arrêtées au 16 juillet 2026 par la Banque Centrale du Congo (BCC), elles ont mobilisé un total de 1.441,9 milliards de francs congolais.

Dans cette enveloppe, la Direction générale des impôts (DGI) arrive largement en tête avec 767,5 milliards de CDF, soit 53,2 % des recettes totales. Elle est suivie par la Direction générale des douanes et accises (DGDA), qui a mobilisé 469,8 milliards de CDF (32,6 %), tandis que la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD) a contribué à hauteur de 204,7 milliards de CDF, soit 14,2 % des ressources collectées.

En parallèle, les dépenses publiques se sont établies à 1.221,2 milliards de CDF. Les principaux décaissements ont porté sur les salaires des agents et fonctionnaires de l’État, qui ont représenté 215,4 milliards de CDF, ainsi que sur les frais financiers, évalués à 17,6 milliards de CDF.

Le rapprochement entre les deux agrégats fait apparaître un taux de couverture des dépenses d’environ 118 %.

Les recettes mobilisées excèdent ainsi les dépenses de 220,7 milliards de CDF, ce qui place, à ce stade, les finances de l’État dans une position de couverture des charges courantes. Ce solde reste toutefois une photographie à mi-parcours de l’exercice budgétaire et ne préjuge pas de l’évolution des engagements de l’État au cours des prochains mois.

Pour les économistes spécialisés en finances publiques et les analystes budgétaires, cette performance reflète avant tout le renforcement progressif des capacités de mobilisation des régies financières.

La prédominance de la DGI confirme le rôle déterminant de la fiscalité intérieure dans le financement du budget, tandis que les contributions de la DGDA et de la DGRAD soulignent l’importance de la diversification des sources de recettes.

Ces spécialistes rappellent néanmoins que la qualité de la gestion budgétaire ne s’apprécie pas uniquement à l’aune des montants mobilisés. Dans cette optique, poursuivent-ils, le véritable défi consiste à maintenir ce niveau de recouvrement dans la durée, à élargir davantage l’assiette fiscale et à transformer ces recettes en dépenses productives, notamment en faveur des investissements publics et des secteurs sociaux.

À leurs yeux, la capacité des régies financières à consolider cette dynamique constituera l’un des principaux indicateurs de la soutenabilité des finances publiques et de la marge de manœuvre budgétaire de l’État tout au long de l’exercice 2026.

DecryptEco

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