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La RDC et l’Angola ont signé à Luanda un avenant au contrat de partage de production de la Zone maritime d’intérêt commun (ZIC), une étape juridique décisive avant le démarrage de l’exploitation pétrolière.
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Après près de deux décennies de négociations, les deux États veulent désormais transformer un cadre diplomatique longtemps bloqué en recettes publiques, investissements et coopération énergétique durable.
Longtemps freinée par des négociations complexes, des ajustements juridiques et des questions de gouvernance, la coopération pétrolière entre la République démocratique du Congo et l’Angola s’apprête à entrer dans sa phase opérationnelle. À l’occasion, la ministre d’État congolaise des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, et le ministre angolais des Ressources minérales, du Pétrole et du Gaz, Diamantino Pedro Azevedo, ont signé, le mercredi 22 juillet 2026 à Luanda, l’avenant au contrat de partage de production de la Zone maritime d’intérêt commun (ZIC), ultime pièce juridique ouvrant la voie au lancement effectif des activités d’exploitation.
Cet avenant finalise les mécanismes de gouvernance, précise le fonctionnement des organes de gestion conjoints et permet désormais aux deux pays d’engager la phase industrielle du projet. Dans la foulée, Kinshasa a officiellement désigné ses représentants au sein des différentes commissions chargées de superviser la ZIC et le compte conjoint, traduisant une volonté d’accélérer la mise en œuvre des engagements pris.
Près de vingt ans d’attente
Cette avancée intervient après près de vingt ans d’un processus marqué par des reports successifs. Depuis le protocole initial signé en 2007, les deux États avaient multiplié les discussions sans parvenir à créer un cadre suffisamment stable pour attirer les investissements et lancer la production. Les négociations ont véritablement repris à partir de 2023 avec l’adoption d’un nouvel accord de gouvernance, avant d’être complétées par plusieurs textes réglementaires destinés à sécuriser juridiquement le projet.
Des retombées économiques très attendues
Pour les spécialistes du secteur, ce déblocage représente un tournant stratégique. La Zone maritime d’intérêt commun recèle un potentiel pétrolier capable de générer d’importantes recettes fiscales pour les deux pays, tout en renforçant leur sécurité énergétique.
Elle pourrait également améliorer l’attractivité de la façade atlantique pour les investisseurs internationaux, dans un contexte où les grandes compagnies privilégient désormais les projets bénéficiant d’une stabilité juridique et politique.
Les défis à relever pour éviter un nouveau blocage
Mais les experts rappellent que la signature des accords ne garantit pas, à elle seule, le succès du projet. Sur ce segment précis, ils estiment que les précédents africains montrent que de nombreux projets transfrontaliers ont souffert de lenteurs administratives, d’une gouvernance insuffisamment coordonnée ou de divergences dans la répartition des revenus.
Cependant, pour éviter ces écueils, ils recommandent une installation rapide des organes de gestion, une transparence accrue dans le suivi financier du compte conjoint, ainsi qu’un calendrier clair de développement des opérations afin de rassurer les opérateurs et les marchés.
L’autre défi, pour ces derniers, est celui du temps. Ils renseignent que la transition énergétique mondiale réduit progressivement la fenêtre d’opportunité des nouveaux projets pétroliers. Plus le démarrage sera retardé, plus les risques économiques augmenteront.
Un test pour la coopération régionale
Outre la dimension énergétique, cette signature révèle également une évolution diplomatique.
Les deux capitales misent désormais sur une logique de partenariat plutôt que de compétition autour des ressources offshore.
» Si les engagements pris à Luanda se traduisent rapidement sur le terrain, la Zone maritime d’intérêt commun pourrait devenir l’un des exemples les plus aboutis de coopération pétrolière entre deux États africains. », glisse un expert du secteur.
DecryptEco
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