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RDC : André Wameso porte l’agenda de l’inclusion financière à la table des banques centrales africaines

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  • Le gouverneur de la Banque Centrale du Congo, André Wameso, participe à Luanda à la 15ᵉ Table ronde annuelle des dirigeants de l’Initiative africaine pour l’inclusion financière, AfPI, organisée les 8 et 10 juillet 2026. La rencontre réunit des gouverneurs de banques centrales, des décideurs publics et des acteurs du secteur financier autour de l’inclusion financière et de la résilience économique du continent.

  • Pour la BCC, cette présence intervient au moment où la modernisation du système financier, l’inclusion financière et la transformation numérique occupent une place croissante dans son agenda stratégique. Pour la RDC, la portée du débat est concrète : élargir l’accès aux paiements, à l’épargne et au financement dans une économie encore marquée par l’informalité et de profondes disparités territoriales.

Le gouverneur de la Banque Centrale du Congo, André Wameso Nkualoloki, prend part à Luanda, en Angola, aux travaux 2026 de l’Initiative africaine pour les politiques d’inclusion financière, AfPI. La BCC a rendu publique sa participation à la 15ᵉ Table ronde annuelle des dirigeants, tandis que le calendrier officiel de l’Alliance for Financial Inclusion situe l’ensemble des réunions AfPI en Angola du 8 au 10 juillet 2026.

Placée sous le thème « Donner les moyens à l’Afrique d’assurer son avenir financier : réfléchir, renforcer et aller de l’avant », la rencontre rassemble des gouverneurs de banques centrales, des décideurs publics et des acteurs du secteur financier. Le symposium associé porte sur les choix de leadership nécessaires pour soutenir l’inclusion financière et la résilience économique dans un monde plus fragmenté.

L’enjeu dépasse désormais la seule ouverture de comptes bancaires. L’inclusion financière englobe les paiements numériques, la monnaie mobile, l’accès au crédit, le financement des petites entreprises, la protection des consommateurs et la capacité des systèmes financiers à absorber les chocs.

Pour la RDC, cette réflexion possède une portée particulière. L’étendue du territoire, la faible densité des réseaux bancaires dans plusieurs zones et le poids de l’économie informelle limitent encore l’accès aux services financiers classiques. Dans cette configuration, le numérique peut réduire la distance entre les institutions financières, les ménages et les entreprises.

Le potentiel est économique autant que social. Un commerçant capable de recevoir des paiements à distance, une petite entreprise qui construit un historique transactionnel ou un ménage disposant d’un canal d’épargne sécurisé accèdent progressivement à un environnement financier plus structuré. À terme, cette évolution peut soutenir la formalisation des activités, améliorer la circulation des paiements et élargir les possibilités de financement.

La présence d’André Wameso à Luanda intervient également dans une séquence de coopération africaine plus large. Le gouverneur congolais défend une coordination renforcée entre banques centrales et une intégration économique et monétaire plus profonde sur le continent. En février 2026, il avait déjà porté cette orientation lors d’une rencontre des gouverneurs des banques centrales d’Afrique centrale à Kinshasa.

Le choix de Luanda prend aussi un relief particulier après le rapprochement entre la BCC et la Banque nationale d’Angola. Les deux institutions ont engagé une coopération couvrant notamment les systèmes de paiement, la supervision bancaire, la stabilité financière et l’inclusion financière. Cette dynamique bilatérale rejoint les discussions continentales sur la modernisation des infrastructures financières.

Pour la Banque Centrale du Congo, la participation à l’AfPI s’inscrit dans une orientation où la transformation numérique et l’élargissement de l’accès aux services financiers prennent une importance croissante. La question centrale reste celle de l’exécution. Une innovation financière produit peu d’effets si elle demeure inaccessible, coûteuse ou insuffisamment sécurisée.

Les échanges entre banques centrales africaines peuvent, à cet égard, accélérer l’apprentissage. Plusieurs pays du continent ont développé des expériences avancées dans la monnaie mobile, les réseaux d’agents financiers et les paiements numériques. La coopération permet de comparer les modèles, d’identifier les risques et d’adapter les solutions aux réalités nationales.

À Luanda, la BCC inscrit ainsi la RDC dans une réflexion qui touche directement à la transformation de son économie. Pour un pays de plus de cent millions d’habitants, l’inclusion financière peut devenir un puissant vecteur d’intégration économique si les infrastructures, la réglementation et la confiance progressent ensemble.

La portée de cette participation se mesurera donc dans la capacité à convertir les échanges institutionnels en services effectivement utilisés. Car l’inclusion financière prend tout son sens lorsqu’un paiement devient plus simple, qu’une épargne devient plus sûre et qu’une petite entreprise trouve un accès plus solide au financement.

DecryptEco

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