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Le plan de trésorerie de l’État présente un déficit prévisionnel de 332,0 milliards CDF au 26 juin 2026, alors que les recettes attendues s’élèvent à 1.970,1 milliards CDF contre 2.302,1 milliards CDF de dépenses.
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Les dépenses effectivement exécutées atteignent déjà 2.880,2 milliards CDF, dont près de 40 % consacrés au paiement des salaires des agents et fonctionnaires de l’État.
Le plan de trésorerie de l’État congolais reste sous tension à l’approche de la clôture du mois de juin. C’est ce qu’indique la dernière note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo (BCC), qui dresse la situation des finances publiques au 26 juin 2026.
Le document fait état d’un déficit prévisionnel de 332,0 milliards de francs congolais (CDF). Concrètement, le gouvernement prévoyait de mobiliser 1.970,1 milliards CDF de recettes, alors que les besoins de dépenses étaient estimés à 2.302,1 milliards CDF, laissant apparaître un déficit équivalant à 16,9 % des recettes attendues.
Du côté des recettes effectivement mobilisées, les trois régies financières ont collecté 1.467,8 milliards CDF.
La Direction générale des impôts (DGI) arrive en tête avec 613,0 milliards CDF, suivie de la Direction générale des douanes et accises (DGDA), qui a mobilisé 517,2 milliards CDF, puis de la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD), avec 337,7 milliards CDF.
Les dépenses publiques exécutées sur la même période atteignent 2.880,2 milliards CDF.
Les salaires des agents et fonctionnaires de l’État constituent le principal poste de dépenses avec 1.143,9 milliards CDF, devant les frais financiers, qui s’élèvent à 90,8 milliards CDF.
Ces chiffres montrent que les charges de l’État demeurent supérieures aux ressources effectivement mobilisées.
Ils soulignent également l’importance d’améliorer la collecte des recettes publiques tout en maîtrisant le rythme des dépenses afin de réduire les tensions sur la trésorerie de l’État.
DecryptEco
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