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Le ministère des Finances mettra en adjudication, le 25 août 2026, 25 millions USD de Bons du Trésor d’une maturité de 12 mois. Le taux d’intérêt n’est pas fixé à l’avance et ressortira des offres retenues.
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Le montant paraît à la portée du marché local, fortement alimenté en devises. Mais les dernières adjudications montrent des investisseurs plus sélectifs sur le volume comme sur la rémunération exigée.
Le gouvernement congolais retourne sur le marché intérieur de la dette pour mobiliser 25 millions de dollars américains.
Selon un avis du ministère des Finances daté du 19 août 2026, l’opération prendra la forme d’une adjudication de Bons du Trésor libellés en dollars américains, prévue le mardi 25 août. Les titres auront une maturité de 12 mois. Le règlement interviendra le 27 août 2026 et le remboursement le 26 août 2027.
Les soumissions devront être déposées à la Banque centrale du Congo avant 12 heures. Le gouvernement précise également qu’il peut accepter un montant inférieur aux 25 millions USD annoncés si les conditions proposées par le marché sont jugées insatisfaisantes.
Contrairement aux Obligations du Trésor récemment émises avec un coupon fixé à l’avance, l’avis relatif aux Bons du Trésor du 25 août ne mentionne aucun taux prédéterminé. Celui-ci sera déterminé à partir des offres formulées par les investisseurs et des conditions finalement acceptées par le Trésor.
Les dernières opérations donnent néanmoins une indication du niveau de rémunération demandé sur ce segment.
En effet, le 23 juin 2026, des Bons du Trésor en dollars à trois mois avaient été servis pour 30,5 millions USD, avec un taux moyen pondéré de 9,64 %. En février, une émission à six mois avait affiché un taux moyen pondéré de 9,8 %. Ces références ne permettent pas de préjuger du taux qui ressortira le 25 août, la nouvelle maturité étant de 12 mois.
Un marché capable d’absorber 25 millions USD, mais à quel prix ?
Sur le papier, la profondeur financière existe. À fin juin 2026, les banques congolaises détenaient 20,397 milliards USD de dépôts, dont 18,010 milliards en devises, soit 88,3 % du total. Le besoin de 25 millions USD apparaît donc limité au regard du volume global des ressources en monnaies étrangères.
Cette comparaison doit cependant être maniée avec prudence. Les dépôts bancaires ne constituent pas intégralement une réserve disponible pour financer l’État. Les banques doivent préserver leur liquidité, financer l’économie et arbitrer entre plusieurs placements.
Surtout, les dernières adjudications montrent que la demande n’est pas automatique. Le 28 juillet, une émission de 40 millions USD d’Obligations du Trésor avait recueilli 48,7 millions USD, soit un taux de couverture de 121,7 %. Quelques semaines plus tard, le 11 août, l’État n’a mobilisé que 49,15 millions USD sur les 50 millions recherchés, pour une couverture de 98,3 %.
Le marché reste donc capable de répondre, particulièrement aux émissions en dollars, mais il devient plus regardant sur les conditions proposées.
Pour cette adjudication, le véritable test ne sera pas seulement de savoir si l’État parviendra à lever les 25 millions USD. Il faudra surtout observer le taux moyen pondéré exigé par les investisseurs. Plus celui-ci sera élevé, plus le coût du financement à court terme pèsera sur le Trésor.
DecryptEco
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