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Le FIDA situe les transferts vers la RDC à 3,318 milliards de dollars dans son bilan 2025, soit environ 4 % du PIB.
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Ces ressources soutiennent les ménages. Financer davantage de routes, d’écoles et d’hôpitaux exige de mobiliser une épargne volontaire autour de projets transparents.
La diaspora congolaise finance déjà une partie du quotidien national. Avec 3,318 milliards de dollars de transferts recensés dans le bilan 2025 du FIDA, elle contribue aux dépenses alimentaires, aux soins, à la scolarité et aux petites activités économiques. Cet argent entre directement dans les foyers et soutient les commerces.
Son poids économique a également été souligné par Crispin Mbadu Phanzu lors du panel Redevabilité consacré au premier bilan du gouvernement Suminwa II.
Le ministre délégué chargé de la Francophonie et de la Diaspora a évoqué 3,5 à 4,5 milliards de dollars par an, en citant la Banque mondiale. Cette fourchette, distincte du chiffre du FIDA, accompagne son ambition de rapprocher les entrepreneurs expatriés des possibilités d’investissement au pays.
Cependant, un défi majeur persiste dans ce sens. À ce jour, le nombre exact de Congolais concernés reste cependant mal documenté.
Le processus d’identification annoncé par le ministre devrait permettre de mieux connaître cette population, ses compétences et sa répartition géographique.
À l’échelle africaine, le rapport « Sending Money Home 2026. Beyond remittances: From lifeline to resilience – one family at a time », publié le 14 septembre par le FIDA, chiffre les transferts à 124,2 milliards de dollars, en progression de 86 % depuis 2016.
L’Égypte reçoit 41,52 milliards, le Nigeria 22,79 milliards, le Maroc 13,66 milliards, l’Éthiopie 7,14 milliards et le Kenya 5 milliards. Ces cinq pays concentrent près de 73 % des flux.
Suivent le Zimbabwe avec 3,51 milliards, la RDC avec 3,32 milliards, le Sénégal avec 3,27 milliards, la Tunisie avec 3,26 milliards et le Ghana avec 2,42 milliards. Cet apport prend davantage de relief avec le recul de l’aide publique au développement.
Les pays membres et associés du Comité d’aide au développement de l’OCDE ont consacré 174,3 milliards de dollars à l’aide mondiale en 2025, en baisse réelle de 23,1 %.
Les familles africaines disposent ainsi d’un soutien essentiel, sans que leurs ressources puissent remplacer les engagements publics.
Pour financer les infrastructures, les États peuvent proposer des obligations à la diaspora, proposent plusieurs experts : chacun prête volontairement une somme, contre des intérêts et un remboursement prévu. Une collecte équivalant à 5 % des transferts congolais représenterait environ 166 millions de dollars.
Ces capitaux pourraient financer une route de desserte agricole, des écoles ou un hôpital. Encore faut-il publier les coûts, sélectionner les entreprises par concurrence et contrôler les décaissements.
Le remboursement, préconisent-ils, devrait reposer sur des recettes identifiées, car l’obligation crée une dette.
Une route entretenue réduit les pertes agricoles et facilite l’accès aux marchés. Une école exige des enseignants ; un hôpital, des soignants et des médicaments. Mobiliser la diaspora suppose donc de financer la construction, puis d’assurer durablement le fonctionnement des équipements.
DecryptEco | RDC & Afrique
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