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La présidence demande une base consolidée couvrant les budgets, les réalisations physiques et les résultats de chaque programme agricole.
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Le dispositif doit réunir les projets financés par l’État, les banques de développement et les partenaires techniques dans un même système de suivi.
Le gouvernement congolais devra établir un inventaire national de tous les projets agricoles exécutés sur le territoire. L’instruction a été donnée lors du Conseil des ministres présidé le 31 juillet 2026 au quartier général du Service National, à Kaniama Kasese dans le Haut-Lomami.
Le registre sera accompagné d’un mécanisme permanent de suivi des dépenses, des travaux réalisés et des résultats obtenus.
Le système prévu doit enregistrer l’exécution physique et financière, organiser des missions de terrain, produire des indicateurs de performance et signaler les retards nécessitant une intervention administrative.
La coordination sera assurée par la Première ministre, avec le ministère de l’Agriculture et les services de la présidence.
La décision couvre un portefeuille alimenté par plusieurs bailleurs. Le Projet d’appui au développement des chaînes de valeur en soutien au Programme de transformation de l’agriculture, financé par la Banque africaine de développement, dispose d’un engagement de 190 millions d’unités de compte.
La base de la BAD affichait un décaissement de 13,38 millions d’unités de compte, soit 7 % de l’engagement principal.
Les activités de ce programme comprennent les filières du riz, du maïs, du soja et du manioc, ainsi que des aménagements hydroagricoles, des infrastructures de stockage et des services agroéconomiques.
En juillet 2026, la BAD recrutait notamment une société chargée de contrôler les travaux dans six pôles agricoles du Kongo Central.
Un deuxième programme, le PADCA-6P, intervient dans le Kwilu, le Kasaï, le Haut-Lomami, la Lomami, le Maniema et la Tshopo. Son coût initial était fixé à 22,153 millions d’unités de compte, avec des interventions dans le manioc, le maïs, le haricot et le riz. Des plans de passation des marchés et des rapports d’exécution continuaient d’être publiés en 2026.
La Banque mondiale finance également le Programme national de développement agricole, orienté vers la productivité des petits exploitants et leur accès aux marchés. Ses activités couvrent notamment les routes rurales, les services agricoles, le financement, la commercialisation et les technologies de gestion des risques.
Au-delà de l’agriculture, le portefeuille actif de la Banque mondiale en RDC atteignait 7,6 milliards de dollars au 15 mars 2026, répartis entre 22 projets nationaux et une opération régionale.
La taille de ces engagements accroît le volume de données financières et opérationnelles que les administrations doivent consolider.
Le registre demandé à Kaniama Kasese devra présenter, pour chaque projet, le financier, le budget, la localisation, les bénéficiaires, les marchés attribués, le taux de décaissement et les réalisations livrées.
Sa première publication donnera une vue nationale des ressources consacrées à la production, au stockage, à la transformation et à l’accès aux marchés.
DecryptEco
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