- Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a reçu la société congolaise ONYO-BT, venue présenter une technologie énergétique autonome destinée à soutenir les projets miniers en RDC.
- L’entreprise affirme avoir développé au Kasaï-Oriental une centrale autonome de 610 mégawatts en 45 jours grâce à une solution énergétique présentée comme verte et adaptée aux zones minières enclavées.
Le gouvernement congolais poursuit ses réflexions autour des solutions énergétiques susceptibles d’accompagner le développement du secteur minier national.
Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a accordé, le lundi 25 mai 2026 une audience à une délégation de la société congolaise ONYO-BT, conduite par son Président-Directeur Général Bryan Tshibanda.
Cette rencontre a principalement porté sur la présentation d’une technologie énergétique innovante destinée à répondre au déficit électrique qui affecte plusieurs projets miniers en République démocratique du Congo.
Selon les explications fournies à l’issue des échanges, cette solution énergétique repose sur un système autonome basé sur la transformation des ressources minérales. La société affirme que cette technologie permettrait de produire une énergie verte sans impact environnemental négatif tout en fonctionnant indépendamment des réseaux classiques de distribution électrique.
Les responsables d’ONYO-BT ont également insisté sur le caractère décentralisé et rapide de leur système, conçu pour être déployé dans des zones minières enclavées où les infrastructures énergétiques demeurent insuffisantes.
D’après Rigain Ngoto, assistant technique du PDG de la société, ONYO-BT aurait déjà développé dans la province du Kasaï-Oriental une centrale électrique autonome d’une capacité de 610 mégawatts en seulement 45 jours. L’entreprise met ainsi en avant la rapidité d’exécution ainsi que la continuité de production de son système énergétique.
Le ministre des Mines s’est montré intéressé par cette technologie et a encouragé les initiatives locales capables de contribuer à la réduction du déficit énergétique dans le secteur extractif congolais.
Louis Watum Kabamba a également évoqué la possibilité d’une collaboration entre le ministère des Mines, ONYO-BT ainsi que les entreprises minières, notamment à travers la Chambre des Mines. Les discussions concernent notamment les besoins énergétiques du projet de cuivre de Kabeya Kamwanga dans le Kasaï-Oriental ainsi que certains projets liés au fer dans la Grande Orientale.
Pour plusieurs experts du secteur, cette démarche met surtout en évidence l’importance stratégique de la question énergétique dans l’industrie minière congolaise. Malgré son potentiel hydroélectrique considérable, la RDC reste confrontée à un déficit structurel en électricité qui ralentit l’industrialisation minière et limite la transformation locale des minerais.
Les analystes estiment toutefois que les performances techniques et économiques de ces nouvelles solutions devront être évaluées à plus grande échelle avant un éventuel déploiement dans plusieurs projets miniers du pays.
DecryptEco
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