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Le gouvernement prévoit de recapitaliser le Service National afin d’augmenter ses capacités de production, de stockage, de transport et de distribution du maïs.
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Le Fonds de promotion de l’industrie doit participer au financement d’une minoterie, d’entrepôts et de l’abattoir de Kasese.
À Kaniama Kasese, le lieu même où se tenait le Conseil des ministres du 31 juillet 2026, le gouvernement a décidé de renforcer l’activité agricole du Service National. Le ministre des Finances doit mobiliser les ressources nécessaires à sa recapitalisation, tandis que le Fonds de promotion de l’industrie sera associé aux projets de transformation et de stockage.
La décision porte sur une chaîne complète. Elle commence dans les champs de maïs, se poursuit dans les entrepôts et les unités de transformation, puis s’achève par l’acheminement de la farine vers les marchés du Grand Katanga et du Grand Kasaï.
L’exécution intégrale des infrastructures de stockage, la minoterie et l’abattoir de Kasese figurent parmi les investissements mentionnés par le gouvernement.
Le Service National avait annoncé une récolte de 25 000 tonnes de maïs lors de la campagne lancée en mars 2025, contre 16 000 tonnes la saison précédente.
L’exploitation couvrait alors environ 5 000 hectares, avec un projet d’extension à 8 000 hectares, puis à 12 000 hectares.
Cette progression a fait apparaître un nouveau besoin : disposer de capacités suffisantes pour conserver les récoltes, les transformer et les livrer sans accumulation prolongée dans les dépôts.
Le transport constitue l’autre maillon. Des trains affectés au Service National ont été inaugurés à Lubumbashi en 2024 afin d’acheminer les équipements vers Kaniama Kasese et de transporter les produits agricoles vers les principaux centres de consommation.
L’investissement intervient alors que la RDC engage plusieurs programmes agricoles financés par la Banque africaine de développement.
Le projet consacré à la transformation des chaînes de valeur prévoit des semences de maïs, de riz, de manioc et de soja pour le Kasaï-Oriental, la Lomami, le Kongo Central, le Kwango et le Mai-Ndombe.
La BAD retient un rendement de référence de 0,8 tonne de maïs par hectare dans les zones de son programme et vise 1,43 tonne. Elle prévoit aussi de porter la production annuelle de maïs dans les zones ciblées de 773 881 à 918 881 tonnes, en combinant semences, infrastructures, financement et transformation privée.
À Kaniama Kasese, la recapitalisation devra désormais être traduite en budget, en capacités de silos et en tonnage quotidien de mouture. Ces données définiront le volume que le Service National pourra mettre sur le marché et la régularité de l’approvisionnement des provinces ciblées.
DecryptEco
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