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La flambée actuelle d’Ebola en RDC a déjà fait plus de 2 300 morts pour un peu plus de 5 000 cas confirmés. Le taux de létalité se situe autour de 47 %, selon les chiffres présentés par le ministre de la Santé, Roger Samuel Kamba.
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Le virus Bundibugyo, qui tire son nom du district de Bundibugyo, dans l’ouest de l’Ouganda, affiche une létalité inférieure à celle observée lors de certaines flambées d’Ebola Zaïre, mais sa circulation peut être plus difficile à détecter rapidement.
La République démocratique du Congo fait face depuis trois mois à une flambée d’Ebola provoquée par le virus Bundibugyo.
Lors d’un briefing spécial tenu mardi 18 août 2026, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Samuel Kamba, a présenté l’évolution de l’épidémie et insisté sur les différences entre Bundibugyo et Ebola Zaïre.
Le pays compte désormais un peu plus de 5 000 cas confirmés et plus de 2 300 décès. Le taux de létalité avoisine 47 %, soit près d’une personne décédée sur deux parmi les cas confirmés.
Plus de 1 000 patients ont également été déclarés guéris. D’autres restent encore hospitalisés, isolés ou suivis par les équipes sanitaires.
Bundibugyo et Zaïre, deux profils différents
Le virus Bundibugyo tire son nom du district de Bundibugyo, dans l’ouest de l’Ouganda, où il a été identifié pour la première fois en 2007.
Il appartient, comme Ebola Zaïre, au groupe des virus responsables de la maladie à virus Ebola. Leur niveau de létalité et leur présentation clinique peuvent toutefois varier.
Selon Roger Kamba, certaines flambées provoquées par Ebola Zaïre ont enregistré des taux de mortalité compris entre 60 et 80 %. Pour Bundibugyo, la flambée actuelle en RDC se situe autour de 47 %.
La différence apparaît clairement dans les chiffres. Sur 100 cas confirmés, une flambée affichant une létalité de 70 % provoquerait environ 70 décès. Avec un taux de 47 %, ce sont environ 47 décès pour 100 cas.
Mais le bilan humain dépend aussi du nombre total de contaminations. Avec plus de 5 000 cas enregistrés en quelques mois, Bundibugyo a déjà provoqué plus de 2 300 décès.
Des symptômes parfois moins caractéristiques
Le ministre de la Santé a également attiré l’attention sur la manière dont Bundibugyo peut se manifester au début de l’infection.
Les premiers symptômes comprennent notamment la fièvre, les maux de tête, les douleurs abdominales, la diarrhée ou les vomissements. Ces signes peuvent être confondus avec ceux d’autres maladies fréquentes.
Les manifestations hémorragiques, souvent associées à Ebola, restent minoritaires et apparaissent chez moins de 10 % des malades, selon les indications présentées lors du briefing.
Cette présentation clinique peut compliquer l’identification rapide de certains cas et retarder leur arrivée dans les structures de soins.
L’Ituri demeure le principal foyer de l’épidémie, avec entre 85 et 90 % des cas recensés. Des contaminations ont également été signalées dans le Nord-Kivu, la Tshopo, le Haut-Uélé et le Bas-Uélé.
Roger Kamba a profité du même briefing pour écarter les rumeurs faisant état d’un cas d’Ebola dans la commune de Lemba, à Kinshasa. La personne concernée a été testée négative. Les autorités sanitaires évoquent plutôt une maladie diarrhéique, avec une suspicion de choléra.
La flambée actuelle présente ainsi un profil particulier. Ebola Zaïre reste associé aux niveaux de létalité les plus élevés observés en RDC, tandis que Bundibugyo affiche aujourd’hui une mortalité proche de 47 % avec une diffusion importante et des premiers signes parfois difficiles à distinguer d’autres maladies.
DecryptEco
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