Accueil Économie RDC : 1,258 milliard USD pour réhabiliter le chemin de fer Dilolo–Sakania
Économie

RDC : 1,258 milliard USD pour réhabiliter le chemin de fer Dilolo–Sakania

Partager
Partager
  • Le gouvernement congolais a approuvé la convention confiant à Mota-Engil Africa la réhabilitation, la modernisation et l’exploitation de la ligne Dilolo–Sakania.

  • Long de 1 004,5 kilomètres, le projet doit porter la capacité du rail à 13,7 millions de tonnes par an et ouvrir une nouvelle voie d’exportation aux minerais du sud de la RDC.

Réuni le 31 juillet 2026 au quartier général du Service National, dans la cité de Kaniama Kasese, province du Haut-Lomami, le Conseil des ministres congolais a donné son feu vert à l’un des plus importants projets ferroviaires annoncés ces dernières années en Afrique centrale.

La convention adoptée organise le financement, la réhabilitation, la modernisation, l’exploitation et la maintenance de la ligne Dilolo–Sakania, avant son transfert à l’État au terme de la concession. Le montant annoncé atteint 1,258 milliard de dollars.

La géographie du projet lui donne une portée régionale. Dilolo se trouve à proximité de la frontière angolaise, sur la voie menant au port atlantique de Lobito. Sakania ouvre l’accès à la Zambie, au sud du Haut-Katanga. Entre les deux, le chemin de fer traverse le cœur industriel et minier de la RDC, où sont produits le cuivre et le cobalt qui alimentent les chaînes mondiales de l’électricité, des batteries et des véhicules.

Le projet congolais prolonge les investissements déjà engagés sur le versant angolais du corridor.

En décembre 2025, la US International Development Finance Corporation a conclu le financement du Lobito Atlantic Railway, comprenant un prêt de 553 millions de dollars pour la réhabilitation du port minéralier de Lobito et d’environ 1 300 kilomètres de voie ferrée jusqu’à Luau, près de la frontière congolaise.

La DFC prévoit une capacité de 4,6 millions de tonnes et une réduction pouvant atteindre 30 % du coût de transport des minerais empruntant cette ligne.

La capacité de 13,7 millions de tonnes visée entre Dilolo et Sakania place le projet congolais à une autre échelle.

Le rail pourrait absorber une partie du trafic actuellement transporté par camion vers les ports de l’océan Indien et de l’Afrique australe. Il pourrait aussi offrir aux producteurs un second débouché maritime, réduisant leur dépendance envers un nombre limité de routes commerciales.

La Banque africaine de développement présente le corridor de Lobito comme l’itinéraire le plus court entre les principales régions minières de la RDC et de la Zambie et la façade atlantique. Dans sa partie congolaise, il dessert directement le Lualaba, le Haut-Katanga, le Haut-Lomami et le Tanganyika.

Le calendrier dépendra désormais de la mobilisation du financement, de la signature des contrats d’exécution et de la coordination entre la SNCC, Mota-Engil, les autorités angolaises et les opérateurs miniers. La structure financière, les tarifs d’accès au rail et les obligations de contenu local détermineront la place que les entreprises congolaises occuperont dans ce chantier.

DecryptEco

Partager

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *