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RDC–Royaume-Uni : vers un mémorandum pour faciliter l’accès des produits congolais au marché britannique

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  • La RDC et le Royaume-Uni veulent finaliser sous une semaine un mémorandum d’entente portant notamment sur la formation des producteurs congolais aux normes sanitaires et phytosanitaires, l’appui aux producteurs locaux et la digitalisation des postes frontaliers.

  • L’initiative intervient alors que 99,8 % des produits éligibles de la RDC bénéficient déjà d’un accès sans droits de douane au marché britannique, mais que les exportations congolaises vers ce marché restent encore très limitées.

La République démocratique du Congo et le Royaume-Uni travaillent à la finalisation d’un mémorandum d’entente destiné à faciliter davantage les échanges commerciaux entre les deux pays.

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a échangé, le mardi 22 septembre 2026 à Kinshasa, avec la nouvelle ambassadrice britannique en RDC, Zoë Ware. Une équipe mixte dispose d’une semaine pour finaliser le projet de mémorandum.

Le texte devrait notamment prévoir la formation des producteurs et exportateurs congolais aux normes sanitaires et phytosanitaires avec l’appui du British Standards Institution.

Il devrait également porter sur l’accompagnement des producteurs locaux et la digitalisation des postes frontaliers à arrêt unique.

La question est importante pour les exportateurs congolais, car l’accès au marché britannique est déjà largement ouvert sur le plan tarifaire.

Dans le cadre du Developing Countries Trading Scheme britannique, la RDC bénéficie du régime le plus favorable, avec 99,8 % des lignes de produits éligibles à un droit de douane nul.

L’exemption tarifaire ne suffit cependant pas à faire entrer automatiquement un produit sur le marché britannique.

L’exportateur doit notamment satisfaire aux règles d’origine, aux exigences sanitaires, à la conformité du produit et aux autres prescriptions réglementaires applicables.

Les données commerciales montrent l’écart entre cet accès préférentiel et les flux réellement enregistrés.

Sur les douze mois achevés en mars 2026, les échanges de biens et services entre la RDC et le Royaume-Uni ont atteint 145 millions de livres sterling, en baisse de 21,2 % sur un an.

Ils avoisinaient donc 184 millions de livres un an plus tôt, soit une contraction d’environ 39 millions de livres en douze mois, d’après les calculs de DécryptEco à partir des données britanniques.

Sur ces 145 millions de livres, les exportations britanniques vers la RDC représentaient 105 millions, contre 40 millions d’importations en provenance de RDC. Autrement dit, le Royaume-Uni vendait environ 2,6 fois plus à la RDC qu’il ne lui achetait sur la période.

Le déséquilibre devient encore plus visible sur les seules marchandises. Les exportations britanniques de biens vers la RDC ont atteint 56 millions de livres, tandis que les importations britanniques de marchandises congolaises étaient inférieures à 500 000 livres dans les statistiques disponibles.

Le mémorandum en préparation cherche précisément à agir sur une partie des obstacles qui subsistent après la suppression des droits de douane.

Pour des spécialistes du commerce international et de la facilitation des échanges, la conformité aux normes, la certification, la traçabilité et la fluidité des procédures frontalières déterminent souvent la capacité d’une entreprise à transformer une préférence tarifaire en exportation réelle.

Cette séquence intervient dans un contexte où Kinshasa et Londres préparent également le Forum économique RDC–Royaume-Uni, prévu du 2 au 4 novembre 2026 à Londres.

La rencontre devrait réunir entreprises et investisseurs des deux pays.

L’écart actuel entre un accès britannique presque entièrement défiscalisé et des exportations congolaises de marchandises encore marginales donne ainsi une mesure concrète du potentiel commercial qui reste à exploiter.

DecryptEco | RDC & Afrique

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