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RDC : vers une nouvelle politique forestière pour concilier exploitation, climat et développement d’ici 2035

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  • Le gouvernement a adopté la Politique forestière nationale 2026-2035, un document stratégique destiné à moderniser la gouvernance des forêts, à renforcer leur gestion durable et à accroître leur contribution au développement économique et social de la République démocratique du Congo.

  • Le texte mise sur une meilleure coordination entre l’État, les provinces, les communautés locales et les partenaires internationaux, tout en recherchant davantage de financements pour faire de la RDC un « pays-solution » face aux défis climatiques mondiaux.

La République démocratique du Congo se dote d’une nouvelle feuille de route pour la gestion de son patrimoine forestier. Réuni, le vendredi 10 juillet 2026, lors de sa 94ᵉ réunion, le Conseil des ministres a adopté la Politique forestière nationale 2026-2035, présentée par la ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo.

Selon le compte rendu du gouvernement, ces documents « visent à répondre au défi de doter le pays d’un cadre stratégique cohérent et inclusif, de manière à assurer la gestion durable, équitable et intégrée des ressources forestières ».

Le gouvernement estime que cette politique doit permettre de renforcer la gouvernance du secteur tout en améliorant sa contribution à la croissance économique, à la protection de l’environnement et au bien-être des populations.

Le compte rendu précise également que cette réforme « répond à la nécessité de renforcer la gouvernance, la transparence et la durabilité du secteur, tout en maximisant sa contribution au développement économique et social du pays ».

À l’horizon 2035, l’ambition affichée est de bâtir une RDC où les forêts sont gérées durablement, contribuent à la lutte contre la pauvreté, renforcent la résilience face aux changements climatiques et participent à la préservation de la biodiversité.

Pour y parvenir, le gouvernement prévoit un renforcement du cadre institutionnel, une meilleure coordination entre les niveaux national, provincial et local, ainsi qu’une implication accrue des communautés locales, des peuples autochtones pygmées, des jeunes, des femmes et des personnes vivant avec handicap dans la gouvernance forestière.

Le document insiste également sur la mobilisation de financements durables, publics et privés, ainsi que sur le développement de la coopération régionale et internationale afin de conforter la position de la RDC comme « pays-solution face aux défis climatiques mondiaux », indique encore le compte rendu.

Une stratégie qui devra désormais passer l’épreuve de l’exécution

Pour les experts, l’enjeu réside désormais dans la mise en œuvre.

En effet, la RDC dispose d’environ 139,2 millions d’hectares de forêts, couvrant près de 61 % du territoire national, ce qui en fait le deuxième plus vaste massif forestier tropical de la planète après l’Amazonie.

Ce patrimoine constitue un levier économique majeur, avec un potentiel dans les filières du bois, des produits forestiers non ligneux, des crédits carbone et des financements climatiques.

Les analystes estiment que la réussite de la Politique forestière nationale 2026-2035 dépendra de sa capacité à transformer cet avantage naturel en richesse durable.

Une gouvernance plus transparente, une meilleure valorisation économique des ressources forestières et une implication accrue des communautés locales seront déterminantes pour faire de la forêt un moteur de développement, tout en consolidant la place de la RDC dans les négociations internationales sur le climat.

DecryptEco

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