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RDC : au T1, le gouvernement a levé 20 milliards CDF et 364,6 millions USD sur le marché des titres publics

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Le financement de l’État par le marché intérieur de la dette se poursuit en République démocratique du Congo. Au premier trimestre 2026, le Trésor a mobilisé 20,0 milliards de francs congolais à travers les titres en monnaie locale, contre 364,6 millions de dollars pour les instruments libellés en devise.

Ce recours aux Bons et Obligations du Trésor s’inscrit dans une logique classique de gestion de trésorerie. Il permet à l’État de couvrir ses besoins immédiats sans dépendre exclusivement des recettes fiscales, tout en structurant progressivement un marché domestique de la dette.

La dynamique devrait s’intensifier au deuxième trimestre, avec des prévisions de levée de 500,0 milliards de francs congolais et 550,0 millions de dollars. Ce niveau attendu traduit une montée en puissance du financement par titres publics, dans un contexte où les besoins de l’État restent élevés.

La structure de ces financements retient particulièrement l’attention. Les émissions en dollars dominent largement, alors même que la Banque centrale du Congo encourage un recentrage vers le franc congolais. L’orientation vers une réduction progressive de l’usage du cash en dollars à l’horizon 2027 s’inscrit dans cette volonté de rééquilibrage.

Cette configuration pose une question de cohérence. La faiblesse des montants levés en monnaie nationale contraste avec l’objectif de renforcer son rôle dans les transactions et les circuits financiers. Elle reflète à la fois les contraintes du marché domestique et la préférence persistante pour la devise américaine dans un environnement fortement dollarisé.

Pour les analystes, le recours aux titres publics reste un instrument légitime et largement utilisé par les États et les banques centrales pour gérer les besoins de financement.

Reste à savoir s’il ne serait pas opportun, à ce stade, d’accélérer les émissions en francs congolais. Une montée en puissance progressive permettrait de limiter les risques liés au change et de soutenir la crédibilité de la monnaie nationale. À l’inverse, maintenir une forte exposition au dollar pourrait prolonger les déséquilibres existants.

La question n’est donc pas uniquement celle des montants mobilisés, mais celle de leur composition et de leur alignement avec les orientations monétaires en cours.

DecryptEco

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