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RDC : à fin mai, l’encours des crédits bancaires atteint 10,94 milliards USD

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  • L’encours brut des crédits bancaires s’est établi à 10,94 milliards USD à fin mai 2026, en progression de 3,1 % sur un mois. Cette hausse est principalement portée par les financements accordés à l’administration publique centrale, aux entreprises publiques et aux institutions sans but lucratif.

  • Les ménages et les entreprises privées demeurent les principaux détenteurs des dépôts bancaires, avec des parts respectives de 34,9 % et 33,1 %, tandis que les crédits en devises continuent de dominer le portefeuille des banques.

Selon la dernière note de conjoncture de la Banque centrale du Congo (BCC), l’encours brut des crédits accordés par les banques commerciales a atteint 10,943 milliards USD à fin mai 2026, contre 10,61 milliards USD un mois plus tôt, soit une progression mensuelle de 3,1 %.

Cette évolution est essentiellement attribuable à l’augmentation des concours financiers accordés à l’administration publique centrale (+36,3 %), aux institutions sans but lucratif au service des ménages (+7,3 %) et aux entreprises publiques (+3,3 %).

Ces trois catégories ont constitué les principaux moteurs de la croissance du portefeuille de crédits durant le mois de mai.

L’analyse par devise montre que les crédits en monnaies étrangères restent largement dominants.

Leur encours a progressé de 302,9 millions USD (+3,1 %), tandis que les crédits en monnaie nationale ont augmenté de 13,38 millions USD pour atteindre 327,83 millions USD, soit une hausse de 4,3 % par rapport à fin avril.

Du côté des ressources, les ménages demeurent les premiers déposants du système bancaire avec 34,9 % de l’encours total des dépôts, devant les entreprises privées (33,1 %).

Cette structure confirme que l’épargne bancaire repose principalement sur ces deux catégories d’agents économiques.

L’évolution des crédits met en évidence une économie où l’intermédiation bancaire demeure active, mais encore fortement concentrée sur les financements en devises.

Pour les économistes, cette configuration traduit une double réalité.

Primo; la progression des crédits soutient la circulation des capitaux et peut accompagner l’activité économique.

Secundo, le fait que l’essentiel de cette croissance provienne des financements accordés au secteur public et que la dollarisation du crédit reste très marquée montre que les banques continuent de privilégier les emprunteurs jugés les moins risqués et les opérations libellées en devises.

En ce sens, poursuivent-ils, le véritable enjeu est donc moins l’augmentation du volume des crédits que leur orientation vers les investissements productifs du secteur privé, condition sine qua non pour transformer cette expansion financière en croissance durable, en création d’emplois et en diversification de l’économie congolaise.

DecryptEco

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