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La Chine ajoute chaque année entre 3 et 5 fois plus de nouveaux capitaux productifs que les États-Unis et l’Union européenne réunis, grâce à un rythme d’investissement représentant 23 % de son PIB, contre 4 % aux États-Unis et 2 % dans l’Union européenne.
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Avec 5.900 milliards USD d’investissements productifs bruts en 2024, dont 4.400 milliards USD d’investissements nets, Pékin conforte son statut de premier investisseur mondial, même si cette stratégie s’accompagne de rendements du capital plus faibles.
La géographie mondiale des investissements est en pleine mutation. Dans son rapport intitulé « Catalyzing competitiveness: Where investment happens and why », publié le 30 juin 2026, le McKinsey Global Institute montre que la Chine est désormais le principal moteur de l’investissement productif mondial, loin devant les États-Unis et l’Union européenne.
Selon le rapport, la Chine a réalisé 5.900 milliards de dollars d’investissements productifs bruts en 2024, contre 5.100 milliards pour les États-Unis et 3.100 milliards pour l’Union européenne.
Mais l’écart devient beaucoup plus marqué lorsqu’on ne retient que les investissements qui augmentent réellement les capacités de production. Dans cette catégorie, la Chine totalise 4.400 milliards de dollars, contre 1.000 milliard pour les États-Unis et seulement 400 milliards pour l’Union européenne.
Les chercheurs estiment ainsi que le géant asiatique ajoute chaque année entre trois et cinq fois plus de nouveaux actifs productifs que les États-Unis et l’Europe réunis.
Cette dynamique est portée par un taux d’investissement net équivalant à 23 % du PIB, soit près de six fois celui des États-Unis et plus de dix fois celui de l’Union européenne.
Cette puissance d’investissement se reflète dans plusieurs secteurs industriels. La Chine capte 62 % des investissements mondiaux dans les machines, 49 % dans l’électronique, 44 % dans les industries manufacturières de base et 41 % dans l’acier, confirmant sa montée en puissance dans les industries stratégiques.
Le rapport nuance toutefois cette performance.
En raison d’investissements massifs dans les infrastructures et de capacités industrielles parfois supérieures à la demande, les rendements du capital en Chine sont estimés environ 40 % inférieurs à ceux observés en Europe et aux États-Unis.
Pour McKinsey, cette avance ne se limite donc pas à une question de volume. Elle traduit aussi une recomposition de la compétitivité mondiale : les pays capables d’attirer, de financer et de transformer rapidement les investissements productifs prennent une longueur d’avance dans l’industrie, l’innovation et les technologies critiques.
La Chine n’est pas seulement l’usine du monde ; elle devient aussi l’un des principaux lieux où se construit la capacité productive de demain.
DecryptEco
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