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L’adjudication des Bons BCC du 24 juin 2026 a permis à la Banque centrale du Congo (BCC) de retirer 55,0 milliards de francs congolais de liquidités du système bancaire, portant l’encours total de ces titres à 2.071,75 milliards CDF.
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Les banques ont manifesté une forte demande pour les titres à 7 jours, avec des soumissions de 605,0 milliards CDF pour un plafond fixé à 460,0 milliards, tandis que les taux moyens servis ont varié de 11,43 % à 13,50 % selon les maturités.
Lors de l’adjudication des Bons BCC du 24 juin 2026, l’institution a absorbé 55,0 milliards de francs congolais de liquidités excédentaires détenues par les banques commerciales. À l’issue de cette opération, l’encours global des Bons BCC s’est établi à 2.071,75 milliards CDF, répartis entre les maturités de 7, 28, 84 et 168 jours.
Ces chiffres ressortent de la dernière note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo.
Pour cette émission, indique la source, la BCC avait fixé des plafonds de 460,0 milliards CDF à 7 jours, 100,0 milliards à 28 jours, 170,0 milliards à 84 jours et 250,0 milliards CDF à 168 jours.
En réponse, les banques ont présenté des soumissions de 605,0 milliards CDF sur le titre à 7 jours, contre 90,0 milliards, 70,0 milliards et 55,0 milliards CDF respectivement sur les trois autres maturités. La Banque centrale a retenu l’intégralité des offres sur les échéances de 28, 84 et 168 jours, mais seulement 460,0 milliards CDF sur le titre à 7 jours, conformément au plafond annoncé.
Les taux moyens pondérés se sont établis à 11,43 % pour les Bons à 7 jours, 13,03 % à 28 jours, 13,34 % à 84 jours et 13,50 % à 168 jours. Les taux marginaux ont atteint 12,5 % sur la maturité de 7 jours et 13,5 % sur les autres échéances.
Au-delà des chiffres, glisse un think tank du secteur, cette opération illustre le rôle des Bons BCC comme principal instrument de politique monétaire.
En retirant temporairement des liquidités du circuit bancaire, la Banque centrale cherche à limiter un excès de monnaie susceptible d’alimenter les tensions inflationnistes ou de peser sur la stabilité du franc congolais.
La forte sursouscription observée sur la maturité de 7 jours montre également que les banques privilégient les placements de très court terme, un comportement qui traduit une gestion prudente de leur trésorerie dans un environnement où elles souhaitent conserver une capacité de réaction rapide aux besoins de financement de leurs clients et aux évolutions du marché.
DecryptEco.
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