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Les autorités congolaises affirment avoir achevé le plan d’action convenu avec le GAFI et accélèrent les derniers préparatifs avant la mission finale d’évaluation attendue dans les prochaines semaines.
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Une issue favorable pourrait renforcer la crédibilité financière du pays et améliorer la perception de la RDC auprès des investisseurs, des banques internationales et des partenaires économiques.
La République démocratique du Congo se rapproche d’une étape importante de son processus de sortie de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), l’organisme international chargé de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement des activités illicites.
À l’approche de la mission finale d’évaluation, le gouvernement a réuni, le lundi 01Juin 2026, plusieurs membres de l’exécutif pour examiner l’état d’avancement des réformes et harmoniser les derniers préparatifs institutionnels.
La rencontre a notamment rassemblé le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, ainsi que le ministre délégué à la Défense chargé des Anciens combattants, Éliézer Ntambwe.
Selon les autorités, la RDC a désormais finalisé les 23 actions convenues avec le GAFI dans le cadre du plan de redressement destiné à permettre la sortie de la liste grise.
Les chiffres présentés par le ministère des Finances montrent qu’au moment de l’installation du gouvernement Suminwa, seules 5 actions sur 23 avaient été réalisées, soit environ 21 % du programme exécuté.
À ce jour, les 18 actions restantes ont été mises en œuvre, portant le taux global d’exécution à 100 %.
Il sied de rappeler que la RDC est évaluée sur un plan d’action spécifique de 23 mesures arrêté avec le GAFI à la suite de son inscription sur la liste grise.
Ces actions s’inscrivent dans le cadre plus large des 40 recommandations internationales qui servent de référence mondiale en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
La mission finale attendue dans les prochaines semaines consistera notamment à vérifier si les réformes engagées produisent effectivement des résultats tangibles et durables au sein des institutions concernées.
La date de cette mission pourrait être communiquée le 17 juin prochain. Son issue est particulièrement attendue dans les milieux économiques et financiers.
L’inscription d’un pays sur la liste grise n’entraîne pas de sanctions économiques directes. Elle conduit néanmoins les banques internationales, les investisseurs et certains partenaires commerciaux à appliquer des contrôles plus rigoureux sur les transactions, ce qui peut accroître les délais de traitement des opérations et les coûts de conformité.
Plusieurs pays africains ont déjà traversé ce processus. L’Afrique du Sud, inscrite sur la liste grise en 2023, a obtenu son retrait après la mise en œuvre d’un vaste programme de réformes.
Le Sénégal, le Mozambique, le Nigeria ou encore l’Ouganda ont également renforcé leurs dispositifs de contrôle financier afin de satisfaire aux exigences des mécanismes internationaux de surveillance.
Pour la RDC, une évaluation favorable constituerait bien plus qu’une validation technique. Elle viendrait conforter les réformes engagées pour améliorer la transparence financière, renforcer la traçabilité des flux économiques et consolider la confiance des partenaires internationaux.
Dans un contexte marqué par la recherche d’investissements, l’accès aux financements et la montée en puissance des secteurs minier, bancaire et numérique, la qualité du dispositif de lutte contre les flux financiers illicites devient progressivement un indicateur de compétitivité et de crédibilité économique.
Une sortie de la liste grise représenterait ainsi un signal positif envoyé aux marchés internationaux quant à la solidité de l’environnement financier congolais.
DecryptEco
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