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La République démocratique du Congo a officiellement lancé, le 15 juillet à Kinshasa, sa campagne de candidature au Conseil de l’Union internationale des télécommunications (UIT) en vue des élections de 2026. La démarche a été présentée devant les membres du Gouvernement, le corps diplomatique, les organisations internationales et les acteurs du secteur numérique.
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À travers cette candidature, la RDC entend renforcer la représentation africaine au sein de l’organe chargé des orientations stratégiques de l’UIT, dans un contexte marqué par l’accélération des investissements mondiaux dans les infrastructures numériques, la connectivité et l’intelligence artificielle.
La République démocratique du Congo a officiellement ouvert sa campagne pour siéger au Conseil de l’Union internationale des télécommunications (UIT), l’instance qui supervise les orientations stratégiques, financières et administratives de l’agence spécialisée des Nations unies chargée des technologies de l’information et de la communication.
Le lancement est intervenu mercredi 15 juillet à Kinshasa au cours d’une réception diplomatique réunissant les membres du Gouvernement, les représentants des missions diplomatiques, les organisations internationales ainsi que les principaux acteurs du secteur numérique.
Au nom de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), Christian Katende, président du Collège, a présenté les priorités portées par la candidature congolaise.
Il a indiqué que cette initiative vise à renforcer la participation de la RDC et de l’Afrique aux processus décisionnels qui encadrent le développement des télécommunications, des infrastructures numériques et des nouvelles technologies à l’échelle mondiale.
Le Conseil de l’UIT est composé de 48 États membres, élus par les États de l’Union lors de la Conférence de plénipotentiaires pour un mandat de quatre ans.
Il est chargé d’assurer la mise en œuvre des décisions adoptées par la Conférence, d’approuver le budget de l’organisation et de suivre les grandes orientations relatives au développement des télécommunications, du numérique et de la connectivité mondiale. L’Afrique dispose de 13 sièges au sein de cet organe.
Cette candidature intervient dans un contexte d’accélération de la transformation numérique sur le continent.
Selon l’UIT, plus de 5,8 milliards de personnes, soit environ 71 % de la population mondiale, utilisaient Internet à la fin de 2025, contre moins de 30 % en Afrique, où les investissements dans les réseaux fixes, mobiles et satellitaires demeurent un enjeu majeur pour réduire la fracture numérique.
Pour la RDC, cette démarche s’inscrit également dans les réformes engagées en faveur de la modernisation du secteur des télécommunications, du développement de l’économie numérique et de l’amélioration de la connectivité.
Christian Katende préside par ailleurs l’Assemblée des régulateurs des télécommunications d’Afrique centrale (ARTAC), une fonction qu’il occupe depuis novembre 2024 et qui renforce la visibilité de la RDC dans les instances régionales de régulation du numérique.
Les élections des membres du Conseil de l’UIT se tiendront lors de la Conférence de plénipotentiaires de 2026, qui réunira les États membres afin de définir les orientations de l’organisation pour les quatre prochaines années.
La candidature congolaise s’inscrit dans un contexte où les enjeux liés à l’intelligence artificielle, à la cybersécurité, aux réseaux satellitaires, aux infrastructures numériques et à la gouvernance des données occupent une place croissante dans les travaux de l’Union.
DecryptEco
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