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RDC : l’ANSER et le FPI mutualisent leurs moyens pour financer la future centrale hydroélectrique de Mbombo

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  • La centrale de Mbombo produira 20,08 MW pour renforcer l’alimentation électrique de Kananga et soutenir les activités économiques du Kasaï-Central.

  • Ce partenariat s’inscrit dans l’objectif du gouvernement de porter le taux d’accès à l’électricité de 21,5 % en 2025 à 62 % d’ici 2030.

L’Agence Nationale des Services Énergétiques Ruraux (ANSER) et le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) ont signé, vendredi 17 juillet à Kinshasa, un accord de partenariat stratégique destiné à financer la construction de la centrale hydroélectrique de Mbombo, sur la rivière Lulua, à une quinzaine de kilomètres de Kananga.

Le document a été paraphé par Cyprien Musimar, directeur général de l’ANSER, et Hervé Claude Ntumba Batukonke, directeur général du FPI, en présence du ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi.

La cérémonie a également consacré la création de Hydro Mbombo SAS, société chargée de développer et d’exploiter cette future infrastructure.

Une centrale de 20 MW pour renforcer l’offre d’électricité

Le projet prévoit une centrale hydroélectrique d’une capacité installée de 20,08 mégawatts. Il comprend également la construction du barrage, des routes d’accès, des lignes de transport, des postes électriques et des réseaux de distribution destinés à alimenter Kananga et les localités environnantes. Une fois mise en service, l’infrastructure devrait améliorer la qualité de la desserte électrique pour les ménages, les administrations publiques et les entreprises.

Un montage financier associant des partenaires internationaux

L’accord signé entre l’ANSER et le FPI permet de structurer le financement du projet. Il ouvre la voie au décaissement des ressources mobilisées par le gouvernement congolais dans le cadre d’un crédit-export négocié auprès de la banque américaine Citibank, avec le soutien de l’agence polonaise de crédit à l’exportation KUKE. Ce mécanisme vise à faciliter la réalisation d’une infrastructure dont le coût dépasse les capacités de financement des seuls établissements publics.

Pourquoi ce projet est-il important ?

La RDC possède un potentiel hydroélectrique estimé à plus de 100 000 MW, soit l’un des plus élevés au monde. Pourtant, seule une faible partie de cette capacité est aujourd’hui exploitée et le taux national d’accès à l’électricité est estimé à 21,5 %. À travers son Pacte national de l’énergie, le gouvernement entend porter ce taux à 62 % d’ici 2030, grâce à la construction de nouvelles centrales, à l’extension des réseaux de transport et de distribution ainsi qu’à une plus grande implication des partenaires publics et privés.

Un levier de développement pour le Kasaï-Central

Dans une province où l’accès à l’électricité demeure limité, la centrale de Mbombo devrait améliorer l’approvisionnement énergétique de Kananga et de plusieurs localités voisines.

Une alimentation plus stable favorisera le développement des petites et moyennes entreprises, la transformation des produits agricoles, le fonctionnement des établissements de santé et d’enseignement, tout en renforçant l’attractivité économique de la province.

Le projet entre dans sa phase opérationnelle

Les études techniques étant largement avancées, la signature de ce partenariat ouvre désormais la phase de mobilisation effective des financements et de préparation des travaux.

DecryptEco

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