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RDC–USA : Washington prévoit jusqu’à 1 milliard USD pour le Corridor de Lobito

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  • Les États-Unis prévoient jusqu’à 1 milliard USD de financement pour soutenir la réhabilitation du volet congolais du Corridor de Lobito, confié à Mota-Engil Africa.

  • La concession porte sur la ligne Dilolo–Sakania, longue d’environ 1 004,5 km. Elle doit notamment relier Kolwezi, Tenke et Lubumbashi au port angolais de Lobito.

La signature de la concession ferroviaire Dilolo–Sakania place le volet congolais du Corridor de Lobito dans une nouvelle phase.

Conclu le 26 août 2026 entre l’État congolais et Mota-Engil Africa, le contrat couvre la réhabilitation, la modernisation, l’exploitation et la maintenance de cette infrastructure.

Le lendemain, l’ambassade des États-Unis à Kinshasa a mis en avant le soutien américain au projet. La U.S. International Development Finance Corporation avait indiqué, en décembre 2025, que le financement envisagé pouvait atteindre 1 milliard USD, sous réserve de l’examen complet du dossier.

Ce montant est distinct de l’investissement indicatif de 1,258 milliard USD annoncé par la Présidence congolaise pour la concession.

La ligne Dilolo–Sakania traverse plusieurs pôles économiques du Grand Katanga, notamment Kolwezi, Tenke et Lubumbashi. Elle doit permettre de relier davantage le bassin minier congolais au port de Lobito, sur la façade atlantique de l’Angola.

Le projet prévoit progressivement une capacité de transport pouvant atteindre 13,7 millions de tonnes par an. Les flux concernés devraient comprendre les minerais, mais également les produits agricoles, les hydrocarbures, les intrants industriels, les conteneurs et différents biens de consommation.

Un corridor susceptible d’attirer de nouveaux investissements

L’une des retombées économiques attendues se situe dans la capacité du Corridor de Lobito à modifier la localisation des investissements dans la région.

Une infrastructure ferroviaire plus performante peut rendre les villes situées le long de l’axe plus attractives pour les entreprises intervenant dans la fourniture d’équipements, la logistique, la maintenance, le stockage ou la transformation des matières premières.

Kolwezi, Tenke et Lubumbashi pourraient ainsi renforcer leur rôle dans l’organisation des activités économiques de la Copperbelt.

Cette dynamique pourrait également bénéficier aux secteurs agricoles et industriels. Le rail doit faciliter aussi bien la sortie des productions que l’entrée des équipements et des intrants nécessaires aux entreprises.

Un axe économique entre trois pays

Le Corridor de Lobito peut aussi renforcer les échanges entre la RDC, la Zambie et l’Angola.

La RDC et la Zambie disposent d’importantes ressources minières, tandis que l’Angola apporte un accès direct à l’océan Atlantique. Une meilleure connexion entre ces économies peut favoriser la circulation des marchandises et l’installation d’activités nouvelles autour de l’axe ferroviaire.

Pour la RDC, la question sera donc de savoir quelle part de cette activité économique restera sur son territoire.

Les retombées seront plus importantes si le corridor favorise, outre le transport des minerais, l’installation d’entrepôts, d’unités industrielles, de services logistiques et d’activités de transformation.

Le Corridor de Lobito pourrait alors servir non seulement de voie d’exportation, mais aussi de support à une intégration économique plus forte entre les trois pays.

DecryptEco

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