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La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a participé, mercredi 23 septembre à New York, à la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 consacrée à Ebola. Les partenaires cherchent à mobiliser jusqu’à 2 milliards USD pour combattre l’épidémie, principalement en RDC.
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Au 20 septembre, la RDC comptait 7 733 cas confirmés et 3 732 décès. Derrière la mobilisation financière, la question porte désormais sur la vitesse à laquelle les fonds annoncés atteignent réellement les équipes de riposte.
La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a porté, le mercredi 23 septembre 2026 à New York, le dossier congolais de l’épidémie d’Ebola Bundibugyo devant la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 consacrée à l’accélération de la riposte. Les partenaires cherchent désormais à mobiliser jusqu’à 2 milliards USD pour combattre l’épidémie, principalement en République démocratique du Congo.
Cette nouvelle cible financière intervient alors que le coût de la riposte a déjà été fortement réévalué. Début septembre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) indiquait que le plan conduit par le Gouvernement congolais pour les six mois suivants nécessitait 1,3 milliard USD, contre 518 millions USD pour le premier plan continental lancé en juin.

Les 2 milliards USD évoqués à New York relèvent donc d’un cadre de mobilisation plus large et ne doivent pas être additionnés aux enveloppes précédentes.
La pression sanitaire explique cette hausse. Au 20 septembre, l’OMS recensait 7 733 cas confirmés et 3 732 décès en RDC, soit une létalité brute de 48,3 %. L’épidémie avait atteint 63 zones de santé.
L’Ituri concentrait encore 76,9 % des cas cumulés, tandis que la transmission progressait au Nord-Kivu et restait active dans le Haut-Uélé, où la zone de Dungu, proche du Soudan du Sud, venait d’être touchée.
Le financement couvre une chaîne opérationnelle très concrète : détection des cas, laboratoires, suivi des contacts, centres de traitement, équipements de protection, enterrements sécurisés, logistique et mobilisation communautaire.
Africa CDC insiste désormais moins sur le volume des annonces que sur leur transformation rapide en ressources disponibles sur le terrain.
L’agence demande aussi de pouvoir suivre chaque dollar depuis le donateur jusqu’aux dépenses engagées dans les communautés affectées.
En réaction, les États-Unis ont annoncé, le mercredi 23 septembre 2026, 267 millions USD supplémentaires, portant leur engagement total à environ 886 millions USD pour la lutte contre l’épidémie.
Ce montant équivaut à près de 44 % de l’objectif de 2 milliards USD. Il s’agit toutefois d’engagements annoncés : leur rythme de décaissement et leur répartition entre la RDC, les pays voisins et les différentes agences restent essentiels pour mesurer l’argent réellement disponible.
Les dernières données consolidées du mécanisme financier OMS–Africa CDC illustrent ce décalage.
Au 23 août, 1,3 milliard USD avaient été promis, mais 333,3 millions USD étaient enregistrés comme décaissés. Cela représentait seulement 25,6 % des promesses et, à titre de comparaison, 16,7 % du nouvel objectif de 2 milliards USD.

Les périmètres et les dates ne sont pas identiques, mais l’écart éclaire la difficulté : disposer de financements annoncés ne suffit pas si les fonds arrivent tardivement.
Le poste consacré aux soins cliniques n’avait reçu que 753 200 USD sur un besoin estimé à 66,5 millions, soit à peine 1,1 %. Dans une épidémie où près d’un malade confirmé sur deux meurt, la vitesse de décaissement devient elle-même un outil de riposte.
DecryptEco | RDC & Afrique
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