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Buenassa : l’entreprise vise 120 000 tonnes de cuivre et s’aligne sur les exigences des États-Unis

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  • Buenassa Resources prévoit de porter sa capacité annuelle à 120 000 tonnes de cuivre et 20 000 tonnes de cobalt, avec l’ambition d’insérer davantage la RDC dans les chaînes d’approvisionnement occidentales en minerais critiques.

  • L’entreprise congolaise veut notamment répondre aux nouvelles exigences américaines de traçabilité des matières premières, alors que Washington renforce les règles applicables aux chaînes d’approvisionnement liées à sa défense nationale.

Buenassa veut faire de son projet de raffinerie de cuivre et de cobalt en République démocratique du Congo un maillon des nouvelles chaînes d’approvisionnement stratégiques recherchées par les États-Unis.

Eddy Kioni, directeur général de Buenassa Resources, estime que le décret présidentiel américain signé le 20 juillet 2026 crée un environnement plus favorable aux producteurs et transformateurs capables de garantir l’origine et la traçabilité de leurs minerais.

L’Executive Order 14415, intitulé « Securing America’s Defense Supply Chains and Ensuring Domestic Acquisition of Critical Materials », demande en effet au Département américain de la Guerre de renforcer le contrôle des chaînes d’approvisionnement utilisées pour certaines acquisitions liées à la sécurité nationale.

Les futures règles devront notamment permettre de retracer les composants et matières jusqu’à l’origine des ressources brutes et de vérifier les fournisseurs au regard des risques liés à leur propriété, leur contrôle ou leur influence étrangère.

À partir du 1er janvier 2027, les possibilités de dérogation pour certains matériaux couverts seront également davantage restreintes.

C’est sur ce terrain que Buenassa entend se positionner. L’entreprise prévoit une première capacité de 30 000 tonnes de cuivre et 5 000 tonnes de cobalt par an, avant une montée en puissance jusqu’à 120 000 tonnes de cuivre et 20 000 tonnes de cobalt.

Elle affirme vouloir s’approvisionner auprès d’exploitations industrielles afin de disposer d’une chaîne de matières plus facilement traçable. Une plateforme de négoce est également annoncée pour 2027, en attendant le développement complet de la capacité de raffinage.

Un autre élément retient l’attention de Buenassa. Le décret américain préserve l’acquisition de minerais critiques provenant de projets étrangers financés, garantis ou assurés notamment par l’Export-Import Bank of the United States ou la U.S. International Development Finance Corporation (DFC).

Buenassa indique justement chercher à renforcer ses relations avec les institutions américaines de financement du développement.

Ce positionnement rejoint aussi la volonté de la RDC d’accroître la transformation locale de ses ressources. Kinshasa a récemment interdit l’exportation des concentrés de cuivre et de cobalt, sauf dérogations, afin d’encourager la commercialisation de produits miniers à plus forte valeur ajoutée.

Pour Buenassa, le pari consiste donc à relier deux priorités : transformer davantage les minerais en RDC et rendre cette production compatible avec les exigences croissantes des grands marchés stratégiques occidentaux.

DecryptEco

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