-
Près de 3 000 localités regroupant environ 4,3 millions de personnes ne disposent toujours pas de couverture mobile en République démocratique du Congo, selon le Fonds de développement du service universel (FDSU).
-
Le déficit touche surtout les zones rurales et périurbaines, où l’éloignement, le manque d’électricité et le coût des infrastructures compliquent encore l’accès aux services numériques.
Malgré l’extension progressive des réseaux télécoms en République démocratique du Congo, plusieurs millions d’habitants restent encore en dehors de la couverture mobile.
Le constat ressort du rapport, intitulé « Rapport d’état des lieux », publié le 7 août 2026 par le Fonds de développement du service universel (FDSU). Il recense près de 3 000 localités non couvertes, représentant environ 4,3 millions de personnes.
Les écarts restent importants selon les technologies. La couverture nationale atteint 77 % pour la 2G, 68 % pour la 3G et 57 % pour la 4G. Cette dernière donnée rejoint le niveau de couverture 4G déjà relevé par le FDSU en 2025.
La situation varie fortement d’une province à l’autre. Kinshasa affiche une couverture estimée à 98 %, tandis que la Tshuapa se situe à seulement 14 %.
Le Kwango et le Sud-Ubangi atteignent chacun 28 %. Ces écarts montrent que l’expansion du numérique reste très inégale sur le territoire.
Ce diagnostic intervient alors que le FDSU prépare la mise en œuvre de sa Stratégie nationale pour la connectivité universelle 2026-2035. Présentée aux acteurs du secteur en février 2026, elle doit favoriser l’extension des réseaux vers les zones rurales et périurbaines.
Le modèle retenu repose notamment sur les TowerCo, chargées de déployer et de mutualiser les infrastructures passives comme les tours, l’énergie et le backhaul. Les opérateurs mobiles peuvent ainsi concentrer leurs investissements sur les équipements et les services.
Le défi ne se limite toutefois pas à installer des antennes. En 2025, le taux de pénétration de l’Internet mobile s’établissait à 32,95 %. Le coût de la connexion constitue également un frein : selon les données de l’Union internationale des télécommunications (UIT) citées dans le rapport, un forfait de 5 Go représente 18,8 % du revenu national brut par habitant en RDC.
La priorité du FDSU est donc double : étendre physiquement les réseaux et rendre leur utilisation réellement accessible aux populations.
L’établissement public a déjà lancé en mai 2026 ses premiers sites pilotes de télécommunications, première étape d’un programme destiné à réduire progressivement les zones blanches.
DecryptEco
Laisser un commentaire