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Réunis à Lusaka les 5 et 6 octobre, les États et leurs partenaires examinent les progrès du corridor et les besoins en infrastructures.
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La RDC défend le développement de l’axe Dilolo-Sakania, les raccordements routiers et les industries capables de valoriser les ressources locales.
La République démocratique du Congo plaide pour accélérer les infrastructures et développer la transformation locale autour du Corridor de Lobito. Cette position a été présentée à la deuxième réunion de coordination, ouverte le 5 octobre 2026 à Lusaka par le président zambien Hakainde Hichilema.
Les travaux, prévus jusqu’au 6 octobre 2026, réunissent les États concernés et leurs partenaires financiers. Conduite par le ministre d’État chargé du Plan, Guylain Nyembo, la délégation congolaise comprend John Banza Lunda, ministre des Infrastructures et Travaux publics, et Julien Paluku Kahongya, ministre du Commerce extérieur.

Elle défend notamment les zones industrielles, l’agro-industrie et les infrastructures nécessaires au développement des activités économiques le long du corridor.
Les discussions portent sur les progrès réalisés depuis la première réunion de Luanda, en février 2026. Pour la RDC, les priorités comprennent le développement de l’axe Dilolo-Sakania et des routes de raccordement.
Ces connexions doivent faciliter l’accès des bassins miniers et agricoles au réseau ferroviaire conduisant au port angolais de Lobito, sur l’océan Atlantique.
L’approvisionnement énergétique et la mobilisation des capitaux privés figurent également au programme.
Les participants examinent la réduction des barrières administratives et l’harmonisation des procédures douanières. Hakainde Hichilema a notamment souligné l’importance de la modernisation des frontières communes entre la RDC et la Zambie pour réduire les délais d’importation, d’exportation et de transit.

Sur le financement, une étape a été franchie pour le volet angolais. Africa Finance Corporation (AFC) a annoncé, le 03 juillet 2026, le bouclage d’une enveloppe de 753 millions USD.
Elle comprend 553 millions de l’agence américaine de financement du développement (DFC) et 200 millions de la Banque de développement d’Afrique australe (DBSA).
Les fonds soutiennent la réhabilitation et l’exploitation d’environ 1 300 kilomètres de voies entre Lobito et la frontière congolaise. Ce financement concerne cette composante, et non l’ensemble du corridor.
Les retombées attendues dépendent cependant des activités qui utiliseront ces infrastructures. La DFC prévoit une réduction pouvant atteindre 30 % des coûts de transport des minerais critiques. À cette limite haute, une dépense de 100 dollars serait ramenée à 70 dollars.
Il s’agit d’une économie projetée, dont la réalisation dépendra des conditions d’exploitation. Pour la RDC et la Zambie, toutes deux productrices de cuivre, le gain industriel exige davantage qu’un débouché commun.
Les deux pays disposent déjà d’activités métallurgiques : KCC produit des cathodes en RDC et Kansanshi exploite une fonderie en Zambie. Présenter leurs productions comme exclusivement brutes masquerait cette transformation existante.
La complémentarité pourrait se renforcer par la fabrication de fils, de câbles et de composants électriques. Une entreprise pourrait transformer le métal et approvisionner des fabricants voisins.
Cela suppose une énergie fiable, des financements adaptés et des débouchés commerciaux : produire la même matière première ne crée pas, à lui seul, une demande réciproque. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) offre une perspective plus large.
Dans une étude publiée en 2022, la Banque mondiale estime qu’une intégration approfondie pourrait augmenter les exportations intra-africaines de 109 % à l’horizon 2035, par rapport au scénario sans accord, notamment grâce aux produits manufacturés.
Cette projection continentale reste conditionnelle. Pour une usine de câbles congolaise ou zambienne, les gains dépendront du coût du cuivre livré, de la continuité électrique et de l’accès effectif aux clients africains.
DecryptEco | RDC & Afrique
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