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Petit commerce et commerce de détail : Mukoko Samba annonce des contrôles et appelle à la conformité

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  • Le ministre de l’Économie a annoncé, le 2 octobre, des vérifications progressives, après l’identification de 2 689 opérateurs économiques de 67 nationalités à Kinshasa.

  • La réforme vise à renforcer la place des commerçants congolais, avec un équilibre à préserver entre accès au marché, approvisionnement et prix.

Daniel Mukoko Samba appelle les opérateurs économiques à régulariser leur situation avant les contrôles annoncés dans les prochains jours. Le vice-Premier ministre chargé de l’Économie nationale s’est exprimé en ces termes, le vendredi 2 octobre 2026 à Kinshasa, lors d’une matinée consacrée au décret n°26/011 du 30 mars 2026 sur le petit commerce et le commerce de détail, organisée au Centre Culturel et Artistique des Pays d’Afrique centrale.

Cette phase s’appuie sur un premier travail d’identification. Lors du 98ᵉ Conseil des ministres, tenu le 11 septembre 2026, le ministre avait fait état de 2 689 opérateurs économiques identifiés et géolocalisés à Kinshasa, représentant 67 nationalités.

Ce chiffre mesure l’avancement du repérage administratif dans la capitale.

La géolocalisation permet de situer les activités commerciales. Associée à la plateforme numérique dédiée aux avis de non-objection, elle peut faciliter le rapprochement entre les commerces repérés et leur situation administrative.

« Notre objectif n’est donc pas de fermer le marché. Notre objectif est de mieux l’organiser », a déclaré Daniel Mukoko Samba.

Le dispositif distingue trois catégories. Le petit commerce est réservé aux Congolais. Le commerce de détail prévoit une ouverture encadrée aux étrangers dans dix secteurs spécialisés à forte intensité de capital, moyennant un avis de non-objection. Le commerce de gros reste accessible aux investisseurs nationaux et étrangers.

Le grossiste approvisionne les revendeurs ; le détaillant vend au consommateur final. L’interdiction de cumuler ces statuts vise à préserver une place aux petits commerçants face aux entreprises disposant de moyens financiers et logistiques plus importants.

L’effet sur les consommateurs mérite également attention. Dans une analyse publiée par la Banque mondiale, Sara Nyman et Martha Martinez Licetti montrent que la concurrence dans la distribution peut soutenir le pouvoir d’achat par les prix, la qualité et le choix.

Leurs travaux, sans évaluer le décret congolais, soulignent aussi les risques de renchérissement liés aux restrictions à l’entrée. Le gouvernement privilégie la conformité volontaire, tout en annonçant l’application des conséquences réglementaires aux opérateurs réfractaires.

Pour les commerçants congolais, davantage de débouchés peut soutenir les revenus. Mais leur rentabilité restera aussi liée au coût des stocks, du transport et du financement : des charges qui se retrouvent dans le prix payé par les ménages.

DecryptEco | RDC & Afrique

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