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Les projets examinés représentent 2 684,8 MW de capacité électrique potentielle.
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L’ARE associe la reprise des dossiers en attente à une réorganisation de ses services et au suivi numérique des plaintes.
Des dossiers repris, des démarches clarifiées et plus de 2,3 milliards USD de projets examinés : Soraya Aziz-Moto place l’accélération administrative au centre de ses cent premiers jours à la tête de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE). Présenté le 5 octobre 2026 à Kinshasa, lors de la Matinée de la régulation, ce bilan couvre une période achevée le 27 juillet.
Placée sous le patronage du ministère des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, la rencontre a permis au régulateur de rendre compte à sa tutelle.
Le livret du bilan a été officiellement remis à Victor Matondo, directeur de cabinet adjoint, représentant le ministre Aimé Molendo Sakombi. Au nom du ministre, il a salué la réduction des délais administratifs et l’accompagnement des investisseurs, deux leviers de modernisation du secteur.

Des projets remis en mouvement
Les 2,3 milliards USD donnent une photographie des investissements envisagés dans les dossiers traités.
« Les opérateurs énergétiques […] sont venus avec des projets d’une valeur de 2,3 milliards de dollars », explique la directrice générale.
Pour comprendre ce résultat, il faut revenir aux difficultés des promoteurs : des demandes restaient en attente et certains rejets étaient insuffisamment expliqués.
L’ARE indique avoir repris ces dossiers, échangé avec les entreprises et précisé les corrections nécessaires.
« Nous les avons guidés pas à pas pour améliorer leurs dossiers », souligne Soraya Aziz-Moto.

Selon son estimation, 35 à 40 % des dossiers traités existaient déjà. Près de quatre dossiers sur dix provenaient donc du stock antérieur. Une partie du bilan repose sur la remise en mouvement de projets ralentis dans leur parcours administratif.
Pour leurs promoteurs, mieux comprendre les exigences permet de préparer les étapes suivantes et de réduire l’incertitude entourant l’investissement.
Une régulation plus accessible
Lors de la rencontre, l’ARE a remis une quarantaine d’avis favorables et de certificats de conformité.

Elle a également présenté sa plateforme numérique de gestion des plaintes, destinée aux opérateurs et aux consommateurs. Cet outil doit permettre de recueillir les réclamations et d’en suivre le traitement.
L’objectif est de rendre les demandes traçables et faciliter leur prise en charge. L’accompagnement des investisseurs s’accompagne ainsi d’un dispositif consacré aux difficultés des usagers.
Cette évolution repose aussi sur une réorganisation interne : révision des fonctions, amélioration des conditions de travail et modernisation des archives. Un logiciel de gestion intégré a également été préparé pour mieux organiser l’information et soutenir le suivi administratif.

Des moyens pour élargir l’action
L’ARE prévoit une représentation dans les différentes régions du pays. Cette extension nécessite des ressources pour financer les équipes et leurs activités.
La direction indique avoir avancé sur trois sources : les redevances du secteur dues à l’institution, les frais de ses prestations et les crédits prévus au budget de l’État.
La grille tarifaire évoquée concerne donc les services rendus par le régulateur, et non le prix de l’électricité facturé aux ménages.
Des dossiers aux raccordements
Le portefeuille examiné représente 2 684,8 MW, soit environ un tiers du déficit de 8 000 MW estimé par la DG. Ce rapprochement mesure son importance potentielle, sous réserve de la réalisation des projets et de la disponibilité des réseaux.
Soraya Aziz-Moto précise : « Cela ne signifie pas que la puissance installée de la République démocratique du Congo a augmenté de 2,6 gigawatts. »
Les besoins restent considérables. À Kinshasa, lors d’un briefing de presse récemment tenu, le directeur de la Société Nationale de l’électricité (SNEL), Teddy Lwamba évoquait environ 600 MW injectés pour une demande de 1 200 MW.
Le Compact énergétique vise un accès national de 62 % en 2030, pour environ 80 millions d’habitants selon l’objectif gouvernemental. Les capitaux nécessaires sont estimés à 37 milliards USD, dont 20 milliards attendus du privé.
L’accélération administrative prépare cet effort. Pour les ménages et les entreprises, ses retombées dépendront des financements conclus, des ouvrages construits et de l’électricité effectivement acheminée jusqu’aux lieux de consommation.
DecryptEco | RDC & Afrique
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