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À la tête d’Ecobank depuis mars 2023, le banquier kényan associe amélioration de la rentabilité et développement du financement des entreprises.
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Les objectifs annoncés le 24 septembre portent sur 2,6 milliards USD de crédits aux entrepreneures et à l’agrobusiness d’ici 2030.
Jeremy Awori veut donner une traduction économique à l’implantation panafricaine d’Ecobank : davantage de financements et de débouchés pour les entreprises. Le 24 septembre 2026, à Lomé, le groupe qu’il dirige a annoncé deux objectifs pour 2030 : porter à 2 milliards USD ses crédits aux entreprises dirigées par des femmes et à 600 millions USD ceux destinés aux PME agricoles et aux chaînes de valeur associées.
Cette ambition prolonge le parcours d’un dirigeant habitué aux changements de métier et d’environnement.
Ancien nageur international, pharmacien de formation, puis banquier, le Kényan a pris les commandes d’Ecobank en mars 2023. Dans un portrait publié le 10 septembre, Forbes Afrique décrit un patron calme et exigeant, déterminé à mieux exploiter la dimension continentale du groupe.
Son bilan comporte déjà plusieurs évolutions. Le magazine relève un coefficient d’exploitation ramené sous 50 % et le retour du dividende après trois années d’interruption. Cet indicateur rapporte les charges d’exploitation aux revenus : sa baisse traduit une meilleure efficacité opérationnelle.
Les annonces de septembre précisent les secteurs sur lesquels Ecobank entend développer son activité. Dans l’agriculture, Jeremy Awori défend un financement couvrant aussi la transformation, le transport et la commercialisation.
L’objectif consiste à accompagner les entreprises tout au long du circuit économique, avec des services de paiement et un accès facilité aux marchés.
Cette orientation accompagne ses déplacements. Le 14 septembre, à l’inauguration du nouveau siège d’Ecobank Zimbabwe, il a insisté sur les connexions que le réseau bancaire peut offrir aux entreprises locales.
Au Malawi, une visite rapportée le 2 septembre a porté sur la gouvernance et les prochaines étapes de croissance de la filiale.
Ces interventions dessinent une posture, celle visant à associer discipline de gestion, présence sur le terrain et financement de l’activité productive. La portée de cette stratégie se mesurera aux crédits effectivement accordés et à leur capacité à soutenir durablement les entreprises africaines.
DecryptEco | RDC & Afrique
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