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Trois mois après le début de l’épidémie d’Ebola, Judith Suminwa a présidé, lundi 17 août 2026, une réunion technique consacrée à l’adaptation de la riposte, avec un accent sur les traitements, la prise en charge des prestataires et la lutte contre la désinformation.
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La situation sanitaire reste préoccupante : plus de 5 000 cas et 2 320 décès sont désormais recensés dans six provinces, selon Africa CDC. Rapporté au nombre de contaminations, le taux de létalité avoisine 46 %.
La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a présidé, le lundi 17 août 2026, une réunion technique d’évaluation de la riposte, trois mois après le début de l’épidémie. Les échanges ont porté sur les moyens médicaux, les conditions de prise en charge des équipes engagées sur le terrain et la communication auprès de la population.
Sur le plan médical, les autorités veulent compléter les mesures classiques de santé publique par les avancées de la recherche. Deux vaccins spécifiquement développés contre le virus Bundibugyo sont désormais entrés en essais chez l’être humain.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) indique également que les essais cliniques sur les traitements progressent.
La réunion présidée par Judith Suminwa a également examiné le recours aux antiviraux et la validation d’un barème destiné à encadrer la prise en charge salariale des prestataires mobilisés dans la riposte.
Cette question concerne directement les équipes médicales et les autres intervenants déployés dans les zones touchées.
Un troisième volet porte sur la communication. Le gouvernement veut renforcer la sensibilisation afin de réduire l’impact de l’infodémie, alors que les comportements des communautés jouent un rôle important dans la détection des cas, le recours rapide aux soins et le suivi des contacts.
L’OMS insiste d’ailleurs sur la nécessité de renforcer la surveillance communautaire et la confiance entre les populations et les équipes sanitaires. Plus de 200 experts ont été déployés et environ 300 tonnes de matériel acheminées dans le cadre de la réponse.
La surveillance reste également renforcée autour de Kinshasa. Selon la Primature, aucun cas n’est enregistré dans la capitale à ce stade.
Les chiffres de l’épidémie
Déclarée le 17 mai 2026, cette flambée constitue la 17ᵉ épidémie d’Ebola enregistrée en RDC.
Africa CDC fait désormais état de plus de 5 000 cas confirmés et de plus de 2 320 décès dans six provinces, ce qui correspond à une létalité d’environ 46 %, soit près d’un décès pour deux cas recensés.
À titre de comparaison, l’épidémie de 2018-2020, jusqu’ici la plus meurtrière du pays, avait enregistré 3 481 cas et 2 299 décès. Le bilan actuel dépasse donc déjà ce précédent record en nombre de décès, en seulement trois mois.
DecryptEco
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