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RDC : Congo Airways sans avion opérationnel, la relance entre dans sa phase décisive

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  • Aucun appareil de Congo Airways n’assure actuellement de vols commerciaux, alors que la compagnie a réceptionné un Embraer E-190 fin 2025 et un Airbus A320 en janvier 2026.

  • Les éléments disponibles placent désormais la remise en service de la compagnie au croisement de quatre paramètres : disponibilité technique des avions, équipages qualifiés, financement de l’exploitation et gouvernance.

Congo Airways dispose de nouveaux moyens aériens, mais aucun de ses appareils n’est aujourd’hui en exploitation commerciale. À l’aéroport international de N’Djili, cette immobilisation concentre désormais l’essentiel de l’enjeu de la relance : transformer une flotte disponible sur le plan patrimonial en capacité effective de transport.

La situation concerne notamment l’Embraer E-190 réceptionné le 24 décembre 2025 dans le cadre d’un programme porté par la Caisse nationale de sécurité sociale. Selon Radio Okapi, l’appareil reste au sol en raison de contraintes comprenant la disponibilité de pilotes qualifiés, la documentation technique et certaines pièces nécessaires à son exploitation et à sa maintenance. Les autres appareils de la compagnie sont également immobilisés, principalement pour des besoins de maintenance.

Le calendrier souligne l’importance de la phase actuelle. Un mois après l’arrivée de l’Embraer, Congo Airways a réceptionné, le 31 janvier 2026, un Airbus A320 à Kinshasa. La compagnie avait parallèlement engagé le recrutement de neuf commandants de bord, neuf copilotes et quatre techniciens de maintenance, une démarche directement liée à la constitution des capacités nécessaires à la reprise des opérations.

Le dossier comporte également une dimension financière et institutionnelle. Des agents de la compagnie ont fait état de dettes et d’arriérés de salaires. Une mission menée en décembre 2025 par l’Inspection générale des finances, le Conseil supérieur du portefeuille et l’Autorité de l’aviation civile a, de son côté, examiné la gestion administrative, financière et opérationnelle de l’entreprise. Ses conclusions ont conduit les autorités à inscrire la gouvernance, le contrôle interne, la conformité réglementaire, l’audit des ressources humaines et le reporting à l’État actionnaire parmi les composantes du nouveau dispositif de relance.

En mars, le président Félix Tshisekedi a demandé au gouvernement un plan actualisé, réaliste et financièrement encadré. Le même dispositif prévoit également l’examen des modalités d’acquisition, de financement et d’intégration des nouveaux aéronefs ainsi que des obligations financières de l’État envers la compagnie.

Pour la décision publique, les paramètres sont ainsi plus lisibles qu’auparavant. Les actifs existent, les besoins en personnel ont été identifiés et le cadre de gouvernance attendu a été défini. La prochaine séquence permettra de mesurer leur traduction opérationnelle : certification et disponibilité des avions, constitution des équipages, accès aux pièces et à la maintenance, financement du cycle d’exploitation et calendrier effectif de reprise.

L’Administrateur délégué général de Congo Airways s’est déclaré confiant auprès de Radio Okapi quant à un prochain retour dans les airs. La date du premier vol commercial constituera désormais le premier indicateur observable du passage du plan de relance à son exécution.

DecryptEco

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