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À fin juin 2026, le ministère du Budget comptabilisait 1 261,7 milliards CDF d’engagements pour une enveloppe votée de 970,7 milliards, soit près de 130 %.
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À l’Économie nationale, les engagements atteignaient 17,47 milliards CDF sur 52,70 milliards, soit seulement 33,1 % de l’enveloppe inscrite dans le même périmètre budgétaire.
Deux ministères économiques, deux rythmes d’engagement très différents. Selon le Plan d’engagement budgétaire du troisième trimestre 2026 publié le 7 juillet par le ministère du Budget, les engagements cumulés du ministère du Budget atteignaient 1 261,7 milliards de CDF au 29 juin, contre un budget voté de 970,7 milliards. Le ratio ressort ainsi à 129,98 %, soit près de 130 %.
Cela représente environ 291 milliards de CDF d’engagements au-dessus de l’enveloppe votée affichée dans le document. Ce constat doit toutefois être interprété avec prudence : il ne signifie pas automatiquement que le ministère a effectivement dépensé ou payé 130 % de son budget.
Dans la chaîne de la dépense publique, l’engagement correspond à l’acte par lequel l’État crée ou constate une obligation susceptible d’entraîner une charge.
Il intervient avant la liquidation, l’ordonnancement et surtout le paiement. Un taux d’engagement de 130 % n’équivaut donc pas à un taux de décaissement de 130 %.
La situation est très différente au ministère de l’Économie nationale. Sur une enveloppe de 52,70 milliards de CDF, les engagements arrêtés au 29 juin s’élevaient à 17,47 milliards, soit 33,15 %. Environ 35,23 milliards de CDF restaient ainsi disponibles selon le tableau du ministère du Budget.
La comparaison devient plus parlante lorsqu’elle est replacée dans l’ensemble du document.
Les administrations reprises dans ce Plan d’engagement totalisent 20 082,1 milliards de CDF d’engagements, pour 37 336,1 milliards de CDF de crédits votés dans le périmètre considéré, soit un taux global d’environ 53,8 %. Ce périmètre exclut notamment les dépenses financées sur ressources extérieures et les dépenses propres aux provinces.
Le Budget se situe donc très au-dessus de cette moyenne, tandis que l’Économie nationale reste nettement en dessous. Le document ne fournit cependant pas, à lui seul, le détail des éventuels mouvements de crédits permettant d’expliquer le niveau atteint par le ministère du Budget.
La législation congolaise prévoit des mécanismes de modification et de régulation des crédits, ce qui impose de distinguer dépassement apparent de l’enveloppe initiale, engagement juridique et paiement effectif.
DecryptEco
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