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Le gouvernement congolais veut accroître la production nationale et renforcer les capacités de stockage afin de garantir une disponibilité plus régulière des denrées alimentaires.
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L’initiative répond à un déficit logistique structurel, mais son efficacité dépendra aussi des routes, des prix, de la sécurité des bassins agricoles et de l’accès des producteurs aux marchés.
La République démocratique du Congo veut faire de la production locale le socle de sa politique de sécurité alimentaire. Le 23 juillet à Kinshasa, lors du lancement des travaux d’un entrepôt de stockage porté par la société DADTCO, le ministre d’État à l’Agriculture et à la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi, a présenté une stratégie articulée autour de quatre dimensions : disponibilité, accessibilité, utilisation et stabilité.
Cette grille reprend les quatre piliers reconnus par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.
Pour le gouvernement congolais, la priorité immédiate consiste à accroître l’offre intérieure tout en améliorant les capacités d’approvisionnement, de conservation et de distribution. L’entrepôt annoncé doit, selon le communiqué ministériel relayé par l’Agence congolaise de presse, protéger les récoltes, réduire les pertes post-récolte et offrir de meilleures conditions de commercialisation aux producteurs.
L’investissement cible l’un des principaux goulets d’étranglement de l’agriculture congolaise.
Le ministère avait déjà identifié le stockage, la transformation et la commercialisation comme un axe opérationnel de sa campagne agricole 2025-2026, avec des projets de silos, d’entrepôts et de plateformes logistiques provinciales.
La FAO considère également les déficiences des infrastructures et des capacités post-récolte comme une cause majeure des pertes alimentaires dans le pays.
En juin 2026, la FAO signalait des prix élevés pour le maïs et le riz importé. La dernière projection nationale disponible estimait par ailleurs que 26,5 millions de personnes, soit 23 % de la population analysée, connaissaient une insécurité alimentaire aiguë entre janvier et juin 2026.
Les conflits, les déplacements, les chocs économiques et climatiques ainsi que la faiblesse des infrastructures continuent de peser sur l’accès des ménages à l’alimentation.
Muhindo Nzangi a également annoncé la préparation d’un mémorandum d’entente avec la Tanzanie pour améliorer la traçabilité des importations de riz, parallèlement au développement de la production congolaise. Aucun texte d’accord, calendrier de signature ou dispositif opérationnel n’était cependant accessible dans les sources officielles consultées au 24 juillet 2026.
La construction de capacités de stockage peut réduire la destruction de valeur entre le champ et le marché, stabiliser l’offre et améliorer les revenus agricoles. Son impact dépendra néanmoins de la capacité effectivement installée, de son modèle de gestion et de sa connexion aux bassins de production, autant d’éléments qui n’ont pas encore été rendus publics.
Pour Kinshasa, la prochaine épreuve sera de convertir cette annonce en infrastructure fonctionnelle, puis en baisse mesurable des pertes et des prix alimentaires.
DecryptEco
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