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RDC : au 03 juillet, les régies financières ont mobilisé 2 128 milliards CDF, proches des objectifs du Trésor

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  • Selon la dernière Note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo (BCC), les régies financières ont mobilisé, au 03 juillet 2026, un total de 2 128,0 milliards de CDF, contre une prévision de 2 134,6 milliards inscrite dans le plan de trésorerie de l’État. Le taux de réalisation atteint ainsi 99,7 %, traduisant une exécution globalement conforme aux attentes.

  • Cette performance masque toutefois des évolutions contrastées entre les trois principales administrations de recettes. Si la DGDA et la DGRAD ont dépassé leurs objectifs, la DGI, qui constitue la première source de recettes fiscales de l’État, est restée en deçà de sa cible.

Les finances publiques congolaises ont maintenu un niveau de mobilisation des recettes proche des prévisions au début du mois de juillet. Dans sa dernière Note de conjoncture économique, la Banque centrale du Congo (BCC) indique que les régies financières ont mobilisé, au 03 juillet 2026, 2 128,0 milliards de francs congolais, contre une programmation de 2 134,6 milliards, soit un taux d’exécution de 99,7 %.

La Direction générale des impôts (DGI) a mobilisé, au 03 juillet, 854,9 milliards de CDF, contre une prévision mensuelle de 1 042,7 milliards de CDF. Ce niveau reste inférieur aux objectifs fixés dans le plan de trésorerie.

La Direction générale des douanes et accises (DGDA) a, pour sa part, mobilisé 723,0 milliards de CDF au 03 juillet, contre une prévision de 613,9 milliards. Cette administration enregistre ainsi un niveau de recettes supérieur à la cible retenue.

La Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD) a également dépassé ses prévisions. Au 03 juillet, elle a mobilisé 550,0 milliards de CDF, contre 478,1 milliards attendus.

La lecture de ces chiffres montre que l’objectif global a été atteint grâce à la bonne tenue des recettes douanières et parafiscales, lesquelles ont compensé le recul observé du côté des recettes fiscales.

Ce qui revient àdire, les performances des différentes régies ne progressent pas au même rythme, même si leur résultat cumulé reste proche des attentes du gouvernement.

Pour les analystes des finances publiques, cette évolution mérite une attention particulière.

Les recettes fiscales collectées par la DGI constituent généralement la base la plus stable du budget de l’État, car elles reflètent directement l’activité des entreprises et des contribuables.

Lorsque leur progression ralentit, l’équilibre budgétaire dépend davantage des recettes issues des douanes ou des redevances administratives, dont l’évolution peut varier selon le niveau des importations, les cours internationaux ou l’intensité des opérations de recouvrement.

La dernière note de conjoncture économique de la BCC livre ainsi un double enseignement. Elle confirme que les recettes publiques restent globalement alignées sur les prévisions au 03 juillet 2026, tout en soulignant que la consolidation des finances de l’État passera aussi par un renforcement durable de la mobilisation des recettes fiscales intérieures, afin de réduire la dépendance aux performances ponctuelles des autres régies.

DecryptEco

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