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Les PME des pays en développement empruntent en moyenne à des conditions plus coûteuses que celles des économies avancées, limitant leurs capacités d’investissement et de création d’emplois.
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Selon un nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale, le développement des marchés obligataires et de l’épargne de long terme peut réduire jusqu’à 1,5 point de pourcentage le coût du financement des entreprises.
Les difficultés d’accès au crédit ne tiennent pas uniquement au niveau des taux bancaires. Dans de nombreux pays en développement, les entreprises disposent de peu d’alternatives pour financer leur croissance.
Le rapport « Curbing the Cost of Borrowing for Businesses: The Role of Bond Markets in Low- and Middle-Income Countries », publié par le Groupe de la Banque mondiale, montre qu’un marché obligataire plus développé permet de réduire sensiblement le coût du financement des entreprises.
L’analyse s’appuie sur plus de 330 000 émissions obligataires réalisées par près de 50 000 entreprises dans 138 pays entre 1990 et 2024.
Elle révèle que les entreprises des pays à revenu faible et intermédiaire paient, en moyenne, des taux réels supérieurs de deux points de pourcentage à ceux de leurs homologues des économies développées.
Ce différentiel freine les investissements productifs, l’acquisition d’équipements, l’innovation et les embauches.
Le rapport explique qu’un marché obligataire fonctionne comme une source de financement complémentaire au crédit bancaire.
Au lieu de dépendre uniquement des banques, les entreprises peuvent émettre des obligations achetées par des investisseurs institutionnels, tels que les fonds de pension, les compagnies d’assurance ou les gestionnaires d’actifs.
Cette diversification accroît l’offre de capitaux disponibles et favorise une baisse des taux exigés par les investisseurs.
Les chercheurs observent notamment que les pays ayant développé des systèmes de retraite reposant sur une épargne de long terme ont vu le coût des émissions obligataires domestiques diminuer jusqu’à 1,5 point de pourcentage.
Ces fonds de pension alimentent les marchés financiers en ressources stables, offrant ainsi aux entreprises un accès plus abondant et moins coûteux au financement.
L’étude souligne également que la baisse du coût du crédit dépend d’un ensemble de facteurs.
Des finances publiques solides, une inflation maîtrisée, une plus grande ouverture aux investisseurs et une meilleure transparence financière des entreprises renforcent la confiance des marchés et réduisent les primes de risque exigées par les prêteurs.
Pour les économies en développement, Il s’agit aussi de construire un écosystème financier capable de proposer des capitaux de long terme à un coût plus faible.
Lorsque les entreprises se financent à moindre coût, elles disposent de davantage de ressources pour investir, gagner en compétitivité et créer des emplois, contribuant ainsi à une croissance économique plus soutenue.
DecryptEco
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