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Afrique : le déficit de financement du commerce reste estimé à 74 milliards USD (Rapport)

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  • Malgré une hausse de 6,1 % du commerce africain en 2025, le continent fait toujours face à un déficit de financement du commerce estimé à 74 milliards USD, qui freine les exportations et l’industrialisation.

  • Pour Afreximbank, la réduction de ce déficit passe par le renforcement des infrastructures, du commerce intra-africain et des chaînes de valeur régionales.

La progression des échanges commerciaux ne suffit pas à lever les principaux obstacles au développement économique du continent.

Dans son rapport « African Trade Report 2026: Leveraging Geopolitics for Trade and Industrialisation in Global Africa », Afreximbank estime que le déficit de financement du commerce en Afrique demeure de l’ordre de 74 milliards de dollars, un manque de ressources qui limite la capacité des entreprises à exporter et à intégrer les chaînes de valeur régionales.

Ce déficit intervient alors que le commerce africain affiche une dynamique favorable.

En 2025, les échanges de marchandises ont progressé de 6,1 % pour atteindre près de 1 500 milliards de dollars, tandis que le commerce intra-africain a augmenté de 5,5 %, à 213,8 milliards de dollars.

Pour la banque panafricaine, ces résultats traduisent une meilleure résilience des économies africaines dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et les perturbations des chaînes d’approvisionnement.

Le rapport relève également que la croissance économique du continent s’est accélérée à 4,5 % en 2025, contre 3,4 % un an plus tôt. Parallèlement, l’inflation moyenne est revenue à 13,1 %, contre 21,6 % en 2024, grâce à des politiques monétaires plus rigoureuses, à une amélioration des conditions d’approvisionnement alimentaire et à une plus grande stabilité monétaire dans plusieurs pays.

Malgré ces avancées, les difficultés d’accès au financement commercial restent un frein majeur.

Afreximbank souligne que les déficits d’infrastructures, les coûts logistiques élevés, la faiblesse des capacités industrielles et les contraintes financières réduisent la compétitivité des entreprises africaines sur les marchés internationaux.

Pour l’institution, les recompositions géopolitiques en cours offrent néanmoins une fenêtre d’opportunité.

Elles peuvent accélérer la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), favoriser le développement des chaînes de valeur régionales, renforcer les systèmes de paiement panafricains et attirer davantage d’investissements dans les activités de transformation.

Au final, le rapport invite les pays africains à concentrer leurs efforts sur la production locale, la transformation industrielle et le commerce intra-africain.

Pour Afreximbank, réduire le déficit de financement du commerce constitue désormais une condition essentielle pour convertir la croissance des échanges en une industrialisation durable et en une création accrue de valeur sur le continent.

DecryptEco

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