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RDC : le FMI approuve la troisième revue de la FEC et débloque 348,5 millions USD

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  • Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a validé la troisième revue de la Facilité élargie de crédit (FEC) et la deuxième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), ouvrant la voie à un nouveau décaissement de 348,5 millions USD en faveur de la RDC.

  • L’institution juge les performances du programme « globalement satisfaisantes », tout en appelant à accélérer les réformes structurelles afin de préserver la stabilité macroéconomique et de soutenir une croissance plus inclusive.

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a donné son feu vert au décaissement de 348,5 millions de dollars en faveur de la République démocratique du Congo, à l’issue de la troisième revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la deuxième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).

Ce nouveau financement comprend 258,2 millions USD au titre de la FEC et 90,3 millions USD au titre de la FRD, portant à 1,03 milliard USD le montant total déjà décaissé dans le cadre du programme FEC.

Dans son évaluation, le FMI estime que la mise en œuvre du programme reste « globalement satisfaisante ». La plupart des objectifs quantitatifs ont été atteints et les réformes structurelles progressent, même si certaines nécessitent une accélération.

Deux critères n’ont toutefois pas été respectés : le solde budgétaire intérieur, affecté par la hausse des dépenses sécuritaires, et une règle relative au marché des changes.

Le gouvernement et la Banque centrale du Congo ont, selon l’institution, déjà pris des mesures correctives.

Sur le plan économique, le FMI souligne la résilience de l’économie congolaise malgré un environnement difficile marqué par les tensions persistantes dans l’Est du pays, la guerre au Moyen-Orient et l’épidémie d’Ebola.

L’institution prévoit une croissance du PIB de 5,6 % en 2026, soutenue par le secteur minier et le redressement des activités non extractives.

L’inflation, qui est tombée à 2,5 % en glissement annuel à fin avril 2026, reste sous contrôle grâce à la stabilité du franc congolais et à une politique monétaire prudente.

Le FMI relève également une amélioration de la position extérieure du pays.

Les exportations minières continuent de soutenir les réserves de change, tandis que le déficit du compte courant devrait poursuivre sa réduction.

L’institution considère par ailleurs que les perspectives de la dette publique demeurent stables, malgré les besoins de financement liés au contexte sécuritaire.

À l’issue des travaux, le directeur général adjoint du FMI, M. Okamura, a rappelé que « les perspectives à court terme demeurent favorables, mais sujettes à des risques importants », citant notamment l’insécurité dans l’Est, l’épidémie d’Ebola, les incertitudes politiques et les répercussions de la guerre au Moyen-Orient.

Il a également insisté sur la nécessité de « maintenir la discipline budgétaire », de poursuivre les réformes en matière de gouvernance, de lutte contre la corruption et de sortie de la liste grise du GAFI afin de renforcer l’investissement privé et diversifier l’économie.

Au-delà du nouveau financement, le FMI estime que la stabilité macroéconomique obtenue ces derniers mois devra désormais être consolidée par des réformes plus rapides, une gestion rigoureuse des finances publiques, une politique monétaire prudente et une amélioration durable du climat des affaires afin de transformer la résilience actuelle en une croissance plus inclusive et moins dépendante du secteur minier.

DecryptEco

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