-
Plus de 36 programmes de lutte contre la déforestation et de préservation des forêts ont été financés depuis 2016 à travers le Fonds National REDD+.
-
Les partenaires de la RDC et de CAFI ont passé en revue les priorités de la période 2021-2031, alors que de nouveaux financements de plus de 121 millions USD sont en cours de déploiement.
Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présidé, le jeudi 4 juin 2026, la réunion du Comité de pilotage du Fonds National REDD+ (FONAREDD), consacrée à la présentation et à la validation du rapport annuel consolidé de l’exercice 2025.
Cette rencontre a réuni les représentants du gouvernement, les bailleurs de fonds, les partenaires techniques et financiers, la société civile ainsi que les membres de l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI).
Les échanges ont principalement porté sur l’état d’avancement des programmes financés ainsi que sur les perspectives du partenariat stratégique entre la RDC et CAFI pour la période 2021-2031.
Le FONAREDD constitue le principal mécanisme national de gestion des financements climatiques liés à la lutte contre la déforestation et à la préservation des forêts du bassin du Congo.
Depuis sa création, il finance des programmes destinés à réduire les émissions de gaz à effet de serre, promouvoir une agriculture durable, améliorer la gouvernance forestière et soutenir le développement des communautés locales.
Selon les données présentées lors de la réunion, plus de 36 programmes ont été financés depuis 2016 dans plusieurs provinces du pays.
Ces interventions couvrent notamment l’aménagement du territoire, la gestion durable des terres, la foresterie communautaire, la protection des écosystèmes et le développement d’activités économiques alternatives pour les populations riveraines des forêts.
Au-delà du bilan annuel, la réunion a permis de faire le point sur les prochaines étapes du partenariat RDC-CAFI. Signé dans sa nouvelle phase lors de la COP26, ce partenariat repose sur un engagement financier de plusieurs centaines de millions de dollars destiné à accompagner la mise en œuvre de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) de la RDC et de sa stratégie REDD+.
Dans ce cadre, les partenaires accordent une attention particulière à plusieurs réformes structurantes, notamment l’aménagement du territoire, la promotion d’une agriculture moins consommatrice d’espaces forestiers, le développement d’énergies alternatives au charbon de bois, le renforcement de la gouvernance foncière et forestière ainsi que le déploiement de mécanismes de Paiements pour Services Environnementaux (PSE) destinés aux communautés locales.
De nouvelles enveloppes de financement dépassant 121 millions de dollars ont déjà été mobilisées pour soutenir l’agriculture durable, la finance climat et l’amélioration de la gouvernance environnementale.
Les autorités congolaises misent également sur le développement des marchés du carbone afin d’attirer de nouveaux financements internationaux en faveur de la préservation des forêts.
Pour la RDC, qui abrite près de 60 % des forêts du bassin du Congo, ces financements revêtent une importance stratégique.
Au-delà de leur rôle dans la lutte contre le changement climatique, les forêts congolaises constituent un levier de développement économique, de sécurité alimentaire, de préservation de la biodiversité et de mobilisation de ressources financières internationales.
La revue à mi-parcours du partenariat RDC-CAFI, attendue en 2026, devrait permettre d’évaluer les progrès réalisés et de préparer la mobilisation de nouveaux financements pour la période 2026-2031.
DecryptEco
Laisser un commentaire