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Les compagnies africaines affichent une hausse de leur trafic de marchandises de 3 % sur un an en août 2026, d’après l’IATA.
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L’offre de transport progresse beaucoup plus vite que la demande, réduisant le remplissage, tandis que les échanges aériens Afrique–Asie reculent de 11,9 %.
Les compagnies aériennes africaines transportent davantage de marchandises, mais utilisent une proportion plus faible de leurs capacités. En août 2026, leur demande de fret a augmenté de 3 % sur un an, contre une expansion de 14 % de l’offre disponible.
Les données publiées le 29 septembre par l’Association internationale du transport aérien (IATA) montrent ainsi une croissance accompagnée d’un déséquilibre commercial.
Le rythme s’améliore par rapport à juillet, lorsque la progression annuelle atteignait seulement 1,1 %. Cette accélération concerne toutefois la comparaison avec l’année précédente : elle ne mesure pas une augmentation directe des volumes entre juillet et août.
L’indicateur utilisé combine le poids des marchandises et la distance parcourue, en tonnes-kilomètres. Une tonne transportée sur 1 000 kilomètres représente ainsi 1 000 tonnes-kilomètres.
Les résultats régionaux concernent les compagnies immatriculées en Afrique ; ils ne recouvrent pas l’ensemble des marchandises entrant sur le continent ou en sortant, également acheminées par des transporteurs étrangers.
Le chiffre le plus révélateur est celui du remplissage. Les transporteurs africains n’utilisent que 36,5 % de leur capacité de fret, contre 40,4 % un an auparavant, soit une baisse de 3,9 points.
L’offre supplémentaire n’a donc pas été absorbée au même rythme par les cargaisons. Ce décalage peut peser sur la rentabilité. Lorsque les capacités progressent plus vite que les marchandises transportées, les compagnies doivent attirer davantage de clients ou ajuster leur offre. Une concurrence accrue peut aussi limiter leur possibilité de relever les tarifs.
Le recul du remplissage ne suffit cependant pas à établir une baisse des bénéfices : les prix pratiqués et les coûts d’exploitation interviennent également.
La faiblesse de la liaison Afrique–Asie ajoute une contrainte. Son trafic diminue de 11,9 % sur un an en août, pour un troisième mois consécutif de contraction.
Ce résultat couvre les échanges dans les deux sens. Il ne permet donc pas d’affirmer que seules les exportations africaines vers l’Asie reculent.
À l’échelle mondiale, la situation est différente. La demande augmente de 4,4 %, tandis que les capacités diminuent légèrement, de 0,1 %. Le taux de remplissage gagne ainsi deux points et atteint 46 %. Les compagnies transportent davantage avec une offre globalement stable, ce qui favorise une meilleure utilisation de leurs moyens.
Cette différence compte lorsque le carburant reste coûteux. Un meilleur remplissage permet de répartir les charges sur davantage de marchandises.
Pour les transporteurs africains, la progression du trafic constitue donc une amélioration commerciale encore insuffisante pour absorber l’expansion de l’offre. Les capacités disponibles ouvrent des possibilités aux expéditeurs, mais leur rentabilisation exige des cargaisons supplémentaires et des tarifs capables de couvrir les coûts.
DecryptEco | RDC & Afrique
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